Joseph. Ant. Jud. XII, 1. Appian. Syr. oO
4. Voy. La Judée et les Juifs, dans VHist. rom. de Momms. XI, passim.
continentale, l'Asie mineure, la Syrie et la Babylonie. Partout les monarques leur laissèrent liberté du culte et des mœurs ; et partout malgré leur dispersion, malgré une hellénisation apparente, ils conservèrent, avec une extraordinaire ténacité, le sentiment de leur nationalité et les traditions propres à leur race K — Les Juifs d'Alexandrie étaient, longtemps avant la chute de Jérusalem sous les coups de Titus, les plus riches, les plus libres, les plus civilisés et les plus puissants de tous les Juifs d'Orient. Il leur avait fallu, dès l'époque de Philadelphe, une version grecque des Écritures qu'ils ne comprenaient plus dans leur langue. Ils peuvent revendiquer un des plus grands esprits de Tantiquité, Philon, celui qu'on a surnommé le Platon juif. Au témoignage de ce même Philon, les Juifs atteignaient, au temps de la persécution de Gains (38 ap. J.-G.)^ le chiffre énorme d'un million, répandus dans toute l'Egypte -. Dans l'immense ville d'Alexandrie, ils occupaient à peu près exclusivement deux quartiers sur cinq qu'elle contenait, sans compter ceux qui étaient épars dans les autres quartiers.
A eux seuls, il fut permis de former une communauté distincte;, non seulement au point de vue religieux mais politique.
Ils ont, dit Strabon '\ un chef, Ethnarque "*, qui commande aux gens de sa nation, juge les procès, décide dans les contrats et rend des ordonnances comme s'il était à la tête d'une cité autonome. — Quand, au temps d'Auguste,