‹ Droit romainChapitre 89 sur 273 · APERÇU ÉCONOMIQUE · texte numérisé non relu

APERÇU ÉCONOMIQUE

nies d'aiguades et de défenses pour mettre en communication les ports de la mer Rouge avec la vallée du Nil. Tous ces travaux furent faits en vue du commerce arabe et indien. Ce commerce n'était, cependant, pas entre les mains des Grecs eux-mêmes mais bien des commerçants et navigateurs arabes et indiens. Les Grecs d'Egypte servaient seulement d'intermédiaires entre les Arabes Nabatéens, ceux de l'Arabie Heureuse et les nations méditerranéennes. Toute la politique des Lagides tendit à conserver ce monopole et ce rôle de commissionnaires', mais non pas à se substituer aux Arabes pour aller chercher les denrées précieuses dans les pays qui les produisaient.

Auguste,, maître de l'Egypte, après avoir restauré les voies commerciales du pays -, visa à ce but et l'atteignit. Il commença par interdire les ports égyptiens aux navigateurs étrangers ^; puis, peu de temps après la conquête, il dirigea (en 25 av. J-C), sous les ordres d'.Elius Gallus, la moitié des troupes d'Egypte, environ dix mille hommes, et quatre-vingts vaisseaux de guerre, vers l'Arabie Heureuse ■*. L'expédition qui avait pour but de détruire la puis-

coudées et pouvait porter un vaisseau de charge, n'a joué sous les Ptolémées et les Romains qu'un rôle tout à fait secondaire parce qu'il était sujet à l'étiage comme le Nil et, surfout, parce que la navifjation de la mer Rouge était difficile et dangereuse pour les anciens (Voy. Agatharch. § 83; Diod. Sic. III, 40; Strab. XVII, p. 813). Ils préféraient s'arrêter à Bérénice ou à Myos Ilormos et faire le restant du trajet par terre et -«ur le Nil que de naviguer jusqu'à l'extrémité septentrionale de cette nier.

1. Lumbroso. Rech. sur l'écon. polit, de l'Èf/. s. les Lag. p. 13!).

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