Voy. ci-apres partie m, chap. iv, in fine
3. Mommsen l'induit implicitement de plusieurs passages du Périple de la mer Erythrée qui parlent du commerce de l'Afrique non romaine avec l'Arabie (c. 7. 8), du commerce des Arabes avec l'Afrique non romaine (c. 21. 31), avec la Perse (23. 33) et l'Inde (21. 27. 49), du commerce des Indiens avec l'Afrique non romaine (14. 31. 42), la Perse et l'Arabie (32. 30), sans que, nulle part, il soit fait mention des relations de ces navigateurs avec les ports soumis à la domination impériale. Voy. Iliftt.rom. XI, p. 2i"> et ci-après partie iti, chnp. rii,
4. Le récit de l'expédition est fait par Sfrabon, XVI, 4, 22 et p.
sance des Arabes, de s'eaiparer de leur pays ou d'emporter un riche butin, n'atteignit, faute de renseignements sur le pays et de précautions suffisants contre son climat, que le premier but et encore dans une mesure imparfaite. Mais, sous Auguste ou ses premiers successeurs, une flotte égyptienne anéantit x\den, qui était la principale étape du commerce indo-arabique ', et porta au commerce des Arabes un coup dont il ne put se relever. Désormais la suprématie dans le golfe Arabique et la mer des Indes appartint aux Égyptiens sujets de Rome; désormais l'on put se passer de l'intermédiaire arabe ou indien. Auguste chercha, en outre, à réprimer la piraterie qui infestait ces mers, ainsi que cela résulte des actions de grâce que lui rendaientles navigateurs alexandrins-. Au temps de Pline les vaisseaux prenaient cependant des archers abord pour parer aux éventualités ^
Toutes ces causes, d'une part, l'accroissement du luxe romain sous l'empire, la découverte et la mise à profit des moussons qui facilitèrent les traversées et rendirent moins à craindre les entreprises des pirates, d'autre part, donnèrent un essor jusqu'alors inconnu au trafic maritime entre l'Occident et l'Orient. « Au temps des rois (Ptolémées), dit Strabon, on ne comptait pas vingt vaisseaux qui osassent s'avancer dans le golfe Arabique, au point de s'élever au delà des passes du Détroit, tandis qu'à présent des flottes considérables s'expédient jusque dans l'Inde et aux extrémités de l'Ethiopie ». Au temps de Vespasien, Pline évaluait à cinquante-cinq millions de sesterces (15 millions de fr.), le numéraire qui sortait annuellement de l'empire romain en échange des marchandises indiennes ^.
1. Gela résulte du Périple de la mer Erythrée c. 26, qui date du règne de Vespasien. Momms. ibid. p. 237.