Pline, ibid
APERÇU KCOXOMIQUE. 89
La route de l'Inde par l'Egypte fut, durant l'empire, à peu près la seule suivie par le commerce ; car, sur l'Euphrate, les Parthes, éternels ennemis des Romains, barraient les routes fluviales et terrestres "autrefois suiviespar les marchands pour aller de la Méditerranée aux vallées de rindus et du ( Jange '.
Les négociants alexandrins se donnaient rendez-vous au solstice d'été à Juliopolis -, sur le canal menant à Canope; puis ils remontaient par cette branche du Nil jus- ([u'à Goptos où ils arrivaient après douz^jours de navigation avec un vent favorable. Cette ville qui était reliée au Xil par un canal ^ était, après Alexandrie, la plus grande place commerciale de l'Egypte. Là aboutissaient notamment les deux routes qui allaient à travers le désert à Myos Hormos et à Bérénice '. Les caravanes traversaient le désert Arabique en douze jours pour aller à Bérénice, en six ou sept jours pour aller à Myos Hormos '\ Bérénice était située au fond (hi golfe appelé Immundus parce que, comme toute la côte, il est rocheux et souvent battu par la tempête; c'était un mauvais port ^ mais on le préférait à Myos Hormos, bien que ce dernier fût meilleur, parce qu'il avait l'avantage d'abréger la navigation dans la mer Rouge. Myos Hormos se trouvait à la latitude d'Antéopolis, vers le 27" degré nord, bien au-dessus du moderne Coséir '. — Les marchands étaient de retour à Alexandrie, six ou sept mois après leur départ.
Le commerce avec l'Ethiopie par le Nil n'était pas actif.