TE PC
le fait M. Cohn, arbitrium vendendi ademptum privatis, par «un maximum fut imposé aux publicains » et le mot sw/inæ par entrepôt, surtout lorsqu'on ne cite aucun auteur ayant employé le mot dans ce sens.
Il y a de plus une contradiction manifeste, à déclarer que le sel n’est soumis à aucun impôt, et à reconnaître ensuite qu’un droit d'emmagasinage était dû au moment de la vente, et à ne voir dans la mesure sévère d’Arcadius et Honorius, prise contre ceux qui violaient leurs dispositions, qu’une mesure de police destinée à favoriser la corporation des locataires de magasins.
La théorie de M. Cohn est ingénieuse, mais manque d’appuis solides, aussi la repoussons-nous et persistons-nous à croire que la vente du sel fut le monopole de l’État, qui l’afferma à des publicains.
Il y avait, en dehors du monopole de l'État, un impôt sur le sel que produisaient les salines privées. Ce furent les censeurs Livius Salinator et Claudius, qui l’introduisirent, au cours de la deuxième guerre punique. Geci est attesté par Tite-Live (XXIX, 37), qui dit : Vectiqal etiam novum ex salaria annona statuerunt. Don Cassius (LVIIT, 70), confirme formellement l’existence de cet impôt; il rapporte, en effet, que le sel, qui jusque-là avait été libre de toute charge, fut soumis à un impôt à partir de ce moment. M. Cohn nie qu'il ait jamais existé. Voici, d’après cet auteur, comment les choses se seraient passées. Après que le droit de fixer le prix du sel eut été enlevé aux publicains, (nous avons vu que c'était le sens qu’il donnait au texte de Tite-