INTRODUCTION
Au premier abord, la question de la chasse semble n'avoir qu'une importance secondaire : les historiens et les économistes la négligent, les jurisconsultes s'en occupent peu. Il n'en était pas ainsi autrefois; nos pères traitaient la chasse moins légèrement, et mettaient un soin particulier à l'examen des controverses qu'elle faisait naître; souvent même, il faudra leur demander des leçons (1).
Eh ! pourquoi un tel sujet serait-il indigne des recherches de l'historien, ou de l'attention du jurisconsulte? Le premier retrouvera, dans les différentes phases qu'a traversées le droit de chasse, une fidèle empreinte des vieux usages et des institutions nationales ; il y a toujours, à une époque donnée, grande conformité entre les lois et les mœurs d'une même nation, et cette vérité ressort également de l'étude du droit de chasse ; lui aussi, il reproduit le génie ou la passion de
(i) Villequez, Droit du chasseur sur le GiMer,