‹ Droit romainChapitre 2 sur 72 · OC · texte numérisé non relu

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n’exclut nullement la liberté de la déclaration. » On comprend néanmoins qu’au point de vue juridique elle exerce sur le consentement une telle influence qu’elle puisse en diminuer la valeur ou même empêcher complètement qu’il ne soit pris en considération. Ce sont ces effets de l’erreur dans les contrats que nous devons examiner.

Ce qui ressort en premier lieu de l’étude des textes, c’est que les Romains n’ont pas conçu de théorie générale sur l’erreur. Ne voyant dans le consentement que l’un des éléments nécessaires à la formation des contrats, ils n’ont pas examiné méthodiquement les diverses circonstances dans lesquelles il peut être altéré. Les jurisconsultes romains se sont contentés de résoudre les questions qui se présentaient conformément aux principes de l’équité, et les règles que nous rencontrons dans les commentateurs n’avaient jamais été formulées par les jurisconsultes d’une façon précise et nettement arrêtée.

Nous traiterons d’abord des questions générales que soulève l’examen de la matière de l’erreur et en particulier de la division en erreur de fait et erreur de droit qui est posée au Digeste et au Code. Nous étudierons ensuite les différentes sortes d’erreurs et leurs effets. Enfin nous indiquerons les divers moyens qui peuvent être mis en œuvre pour les réparer.

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