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Au vingt- troisième mille U taxe monte à vingt chelins par livre , conséquemment tout autre mille au-dessus de cette sommé rie sauroit produire aucun profit qu en divisant le bien. Cependant quelque terrible que paroisse cette taxe» elle ne produira pas » je crois , autant que la taxe commuée ; si elle donnoir davantage V il faudroit la réduire à ce taux en faisant des diminutions sur les biens au-dessous de deux ou trois mille livres de, rente..
Sur les petits biens &<•> sur les biens modérés elle est plus légère , ( comme cela se doit 3 ) que
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k taxe commuée. Ce n’est que sur les biens de sept ou huit mille livres de rente quelle corn-: inence à se faire sentir. L’objet n’eft pas tant le produit de la taxe , que la juftice de cette mesure. L’aristocratie s’est trop mise à couvert , & cela sert à rétablir une partie de l’équilibre.
Pour faire voir comment l’aristocratie s est tou» jours mise à couvert , il ne raut que remonter au premier établiflTement des droit! d’accise , au tems que l’pn appelle la restauration , ou au retour de Charles II. L’ariftocratie alors en pour voir, commua le service féodal qu’elle étoit obligée de rendre en un impôt sut la bierre" brassée, pour vendre (i) \ c’est-à-dire , elle composa avec, Charles pour être exempte de ce service elle &ses> héritiers , en accordant une taxe qui devoir être payée par une autre classe d’hommes. L’aristo-. cratie n’açhe'tte pas la bierre brassée pour vendre , mais brasse, sa propre bierre sans être alTtijettie à
( i ) L'impôt sur la bierre brassée pour vendre , dont l’aristocratie est exempte, rapporte près d’un million de plus que là taxe commuée, étant selon les registres Ï788 , de 1. ï,666,i conséquemment elle deVtoit se charger de la totalité de la taxe commuée , puisquelle-cst déjà exempte d’un impôt qui est de près d’un million plus considérable.
te droit , & s’il étoit néceflaire dans ce tems-îà de faire un échange , ce devoir être aux dépens dé ceux q»ui avoient deflèîn de s’exempter de ce service j au lieu que la taxe fur jetée sur une, classe d’hommes tout-à-fait différente.
Mais le principal objet de cet impàt progressif, ( outre la fuftice de répartir les impôts plus égale • ment qu ils ne le Sont , ) eft, comme on l’a déjà dît, d extirper 1 influence colossale provenant du droit d aînesse , qui est une des principale sources de la corruption dans les élevions.
Il ne serviroit de rien de faire des recherches sur 1 origine de ces vastes fortunes de trente *quarantë ou cinquante mille livres sterlingsde reiit^, ^ & cela dans un tems où le commercé & les manufactures n étaient pas dans un état à admettre de pareilles acquisitions. : Gonten tons^ilàaS^detrémédier au mal , en les rendant susceptibles de descendre de nouveau dans la communauté par le moyen paisible 8c tranquille de les divi^r entre les héritiers,. & héritières de ces famiIles.-ÇeIa sera d autant plus néceflaire , :que jusqu’ici fc’acîstocracratie a entretenu s.es?dadets & ses parëris aux dépens du public, dans despostes & dans des' places
inutiles dont 1 abolition les laissera sans provi- ' ; * S ©J»' i -7 » r
sions , a mqjns qu on n abolisse aussi le droit d’aînesse , ou qiv’on ne l’égalise de manière, on.. d’au-: tre.
•‘Un impôt progressif , accomplira en quelque sorte Cet objet, & cela comme une affaire d’intérêt pour les parties les plus intérèffées j on peur le voir patate tableau suivant, qui montre le produit net sur chaque revenu , après en avoir soustrait l’impôt. Il paroîtra par-là que lorsqu’un bien excède treize ou quatorze mille livres de rente , le reste né rapporte guère de profit au propriétaire ", ‘conséquemment pafTera ou aux cadets , ou aux autre» patens.