TABLEAU I IL
Q u r fait voir le produit net de tous les revenus 'depuis mille jufqu’à vingt-trois mille livres dt rente.
* Nofnbrc acMtitIe ImPôt total prodait ntt. par an. * soustrait.
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N. B. On n‘a pas mis les chelins ni les deniers dans ce tableau.
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Selon ce Tableau , un bien ne sauroit rapporter plus de 1. 12*370, sans être absorbé par l’impôt territorial & l’impôt progressif ; c’est pourquoi il faudra néceflairement'diviser ces biens , comme un cas d’intérêt de famille. Un bien de 1. 23,00b rente divisé en cinq porriçns de cinq mille liac rente chacune * & une de trois, ne payera 1. 1129 , ce qui n’est que cinq pour cent 3 au lieu que s’ü-étoit entre les mains d’un seul homme , il seroit imposé 1. 10,630,
Quoique des recherches dans l’origine de ces biens soient inutiles a leur continuation dans les
même* mains eft une affairé d’un autre genre. C* est une chose d’un intérêt national. CVst la loi qui les a rendus biens héréditaires , de eonséquemmenÇ qui a fait le mal >& elle doit pourvoir au remède. Le droit d’aînesse doit être aboli , non-seulement parce qu’il eft contre’nature & injufte , mais parce que le pays souffre de ses effets. En privant > ( comme nous l’avons observé , ) les cadets de leur portion d’héritage , le public est obligé de les entretenir *, & la liberté des élections est violée par l’influence colossale que cet injuste monopole de patrimoines produit. Ce n’est pas ençore tout j il occasionne une perte de propriétés nationales. Une partie cdnfidérable des terres du pays demeu* rent incultes par la grande étendue de parques & de chasses que ce droit sert à entretenir, & cela dans un tems où les récoltes de grains ne peuvent pas suffire aux besoins de la nation, (i) — Eu un mot , les maux du système aristocratique sont si grands & si nombreux , si contraires à tout ce qui est juste, sage , naturel & bienfaisant , que lorsqu’on les aura bien confidérés , il n’y a pas de doute que même plusieurs personnes que l’on appelle aristocrates , ne désirent ode voit un pareil système aboli. *
( i ) Voye{ les rapports sur le commercé du grain.
( rëfe ))
Quel plaisir pourraient -elles avoir à contempler la sitûàtioïV précaire , &Tla misère presque issuréé de létirs énfans cadets ?' Chaque famille aristocrate à un à’pàriagé de pauvres de famille qui sont à sa charge , dont elle se débarrasse dans quelques siècles bu après quelques générations , 8c qui nont plus d’autre ressource que d’allér raconter leur histoire dans les maisons de charité , de force ou dans les prisons. C’est une des conséquences naturelles de l’ai isrocratie. Le pair &9è mendiant sont souvent de la même fâmilFë/Drt extrême en produit un.autre:pouf faire un homme riche , faut en faire plusieurs pauvres ;r&r cé système ne saurait se soutenir par auCurratitre moyen; - - wàuw,
- IJ y a deux espèces d’êtres auxquelt'lerîdli «^Angleterre sortt particulièrement contraires y 8c ces êtres-là sont les plus dépourvus :vles jeuùèfc Crifans & les pauvres. Je viens de. parler dés préîhiers ; dès diiférens exemples que Tbii podrroît produire de ces dermërsy je vai$t eh citer avec lequel je vais1 conclure cè £ùjèt. k 1 ' ' ^
Il existe plusieurs lois pour limiter & régler lè salaire des ouvriers. Pourquoi hè pas lèurlaisser autant- dë liberté de «faire feuts propret mafchês^ que le sont les législateurs de louer leurs fermés rièlVâil seule j>ro-
prière qu’ils possèdent. Pourquoi ♦ayahic çc$tç petite possession , 6c Je peu de libeccé^dpnc 4^ jouissent f Mais -l'injustice parojcta plus, grande encore , si nous considérons? les effets .l'opéra* lion de pareilles lois* Quand le salaire est fixé paL la loi, le salaire légal reste dans la même situation, tandis que toutes les autres chopes Fon$ des progrès ; & comme ceux qui font cette toi Continuent tou jour? > par d’autres lois , d’augjiienter les impôts, ils augmentent les dépense* de la, vie par une loi , & ôtent, pat une autre le* jnoyçns dç vivre..
v -Mais si ces messieurs. les faiseurs de lois ou les juetteurs de taxes ont trouvé juste de borner la. misérable pitance qu’un travail perfonnel peut produire , 6c sur laquelle tonte une famille e$ç forcée de vivre , ils doivent sûrement se trouves bien heureux qu’on les fixe au moins à dou*e mille livres de^ente , i toucher surune propriété cp$ls n ont, jamais acquise («ni probablement leurs ancêtres noi^ plu?.)., 6c donc ils ont fait un 4mapais usage. ; s,;, > 1
, Ayant terminé ce sujet, je yais.en mettre les différentes particularités sous un point de y^e , 6c pas^iqnwrç.{. ,, -, L , à. . JL a. ,
O l-es Kuic pr^rçtiffS gm* :,»pg«riés jçj df *
h page 17a.
(fljo )
f. Abolition de deux millions de taxes des
pauvresr
z. Provision pour deux cent cinquante -deux mille pauvres familles , à quatre livres par tèté pour chaque enfant au-dessous de quatorze ans; ce qui , avec une addition de deux cent cinquante mille livres , pourvoit aussi à l’éducation d’un million & trente mille enfans.
3. Renie viagère de six livres pour chaque pauvre personne , artisan . marchand ruiné ott autres ( au nombre de soixante-dix mille ) , depuis cinquante ans jusqu’à l’âge de soixante.
4. Annuité on rente viagère de dix livres pont les pauvres personnes , artisans ruinés & autres?*,
( au nombre de soixante-dix mille) -, depuis soixante ans èc au-dessus. - '
-- 5. Donation de vingt ehelins chacune*, pour cinquante mille femmes en couche.
6. Donation de vingt chelins par couple marié, pour vingt mille mariages. , -u ;;
j. Dépôt de vingt mille liyres -pour servir aux funérailles des personnes qui, cherchant de Cupation /meurent éloignées dê leurs parens.
8. E-mploi dans tous les- temspour les pauvres accidentels de Londres & de Westminster.
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Seconde énumération .
9* Abolition de la taxe sur les fenêtres 6c sut les maisons.
10. Pension de trois chelins par semaine , leur vie durante, à quinze mille soldats réformés, & xnêmè pension aux officiers des corps réformés.
1 1 • Augmentation de paye pour le reste des soldats, de 1. 1 3,390 annuellement, :