AVERTISSEMENT
En rédigeant l'ouvrage dont j'offre aujourd'hui la première partie au public, j'ai cru préférable do ne pas le surcharger de textes. Si Ton veut bien tenir compte de l'impossibilité qu'il y a souvent de traduire en français technique les expressions légales d'un usage courant en Angleterre et aux Etats-Unis, on pensera peut-être avec moi que c'était la seule manière de rester intelligible.
Je dois marquer ici que parmi les idées développées dans ce volume, quelques-unes m'ont été suggérées par des hommes éminents; entre autres, je nommerai M. Geo. S. Boutwell auquel revient le mérite d'avoir trouvé en partie
Il AVKnTissE)iE:(r
les vraies causes qui ont amené la révolution américaine. Comme je me suis servi dans le premier chapitre des textes qu'il a réunis, je tiens à lui témoigner ici ma gratitude.
Je me suis proposé de décrire des institutions, et non de rechercher les causes qui les ont produites. De là les lacunes que l'on peut aisément apercevoir dans cet ouvrage. Je signale la plus grave. Elle résulte du silence que j'ai gardé sur le christianisme. Et cependant je suis le premier à reconnaître qu'il a exercé une action constante sur les Etats-Unis; s'il était permis de donner un sens mondain à des paroles de S. Paul, je serais tenté d'appliquer à l'Amérique ce verset de la seconde épitre aux Corinthiens : Vbi autem spiritus Domini, ibi libertas.
Washington, le i4 juin 1890.