‹ Droits et libertés aux États-Unis :leurs origines et leurs progrèsChapitre 81 sur 94 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

Nous ne parlerons pas ici du droit constitulionnelqui, en Angleterre, réglait au xviii® siècle les rapports de l'Etat avec l'église anglicane, avec les dissidents et avec les catholiques romains *; nous n'entendons pas examiner non plus comment les diverses communions chrétiennes étaient organisées dans les colonies anglo-américaines avant la révolution ; venonsen tout de suite à l'époque de la déclaration d'indépendance; car c'est à ce moment qu'une idée nouvelle se produit, et c'est bientôt après que de cette idée, naît une liberté sans précédents dans le monde moderne.

1. M. May a parfaitement traité la question dans son Histoire constitutionnelle (T Angleterre, chap. XII-XIV.

En 1776, la déclaration des droits de la Virginie est déjà sur la trace de la découverte; elle contient ces mots : € Tous les hommes ont également droit au libre exercice de la religion*. >

A la même date, la Pensylvanie dit à peo^ près la même chose; sa constitution est cepea-^ dant plus explicite : « Personne ne peut êtr^ contraint d'assister aux exercices d'un cult^ religieux >,ou de contribuer à son entretient € contre sa libre volonté; > € aucune personnel qui reconnaîtra l'existence de Dieu > , ne sera privée de ses droits civils ou de ses droits politiques, quelle que soit sa conviction religieuse *.

Le Maryland dit à peu près la même chose; mais il maintient cependant le principe d'un impôt également l'é parti, en vue de subvenir aux frais des diverses communions, conformément au désir du citoyen imposé; la même section contenait encore d'autres réserves, notam-

1. Constitution de la Virginie de 1876; déclaration des droits, section 16. Voir Charters and constitutions.

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