‹ Du Bartes en AngleterreChapitre 85 sur 234 · Sylvester, ]Vor/,s, Ed., Grosart, Mem. Intro., p. XXXIV · texte numérisé non relu

Sylvester, ]Vor/,s, Ed., Grosart, Mem. Intro., p. XXXIV

En son Midi plus clair le iour s'epessira,

Le Ciel d'un fer rouillé sa face voilera :

Sur les astres plus clérs courra le bleu Neptune,

Phœbus s'emparera du noir char de la Lune :

Les étoiles cherront : Le désordre, la nuit,

La frayeur, le trépas, la tempête, le bruit

Entreront en quartier. Et l'ire vengeresse

Du iuge criminel, qui ia déia nous presse,

Ne fera de ce Tout qu'un bûcher flamboyant,

Comme il n'en fit iadis qu'un marez ondoyant » (2).

Avant de citer la traduction de ce morceau, qui porte dans la marge le titre suivant : « A lively description of the End of the World », il nous semble nécessaire de faire quelques observations. « Thirsty whales w rend assez maladroitement la bizarrerie de « seiches baleines ». Nous dirons que ce passag-e pourrait être placé au nombre de ceux que le poète s'est le moins astreint à traduire rigoureusement. Mais il y a loin de cette constatation que nous ne cherchons pas à éviter, à ne vouloir reconnaître dans la traduction anglaise qu'une simple paraphrase.

« One day the Rocks from top to toe shall quiver, The Mountains melt and ail in sunder shiver : The Heav'ns shall rent for feare : the low^ly Fields, Puft up, shall swell to huge and mightie Hils : Rivers shall dry : or if in any Flood Rest any liquor, it shall ail be bloud : The Sea shall ail be fire, and on the shoar The thirsty Whales with horrid noyse shall roar : The Sun shall seize the black Coach of the Moon,

And make it midnight when it should be noon : With rusty Mask the Heav'ns shall hide their face, The Stars shall fall, and ail away shall passe : Disorder, Dread, Horror, and Death shall corne, Noise, Storms, and Darknesse shall usurp the rooine. And then the Chief-Chief-Justice. venging'Wrath (Which hère already uften threatned hathj Shall make a Bon-fire of this mighty Bail, As once he made it a vast Océan ail » (1).

Pour résumer noire opinion sur la fidélité de la traduction de Sylvester, nous dirons que la Première Semaine suit généralement de très près l'original, sans que la clarté ou la beauté du vers soit sacrifiée. Nous noterons plus loin les passag'es où le traducteur s'est intentionellement écarté du texte. C'est à peine si l'on trouve une trentaine de vers où il l'abandonne sans motif apparent. Voici ces vers :

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