‹ Du Baume du Commandeur en ChirurgieChapitre 23 sur 28 · OBSERVATION VIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VIII

Ecrasement de la main.

(Due à l’obligeance du Docteur Acquaviva, chirurgien des hôpitaux).

X..., ouvrier mécanicien, âgé de 40 ans, entre à l'Hôtel- Dieu, salle Cauvière, lit n° 21, le 15 mai 1899 dans le service du professeur Combalat.

En qualité d’interne de garde, nous constatons que le médius, l’annulaire et l’auriculaire de la main droite sont affreusement mutilés. L’auriculaire est sectionné à sa racine, la tête du 5° métacarpien apparaît, l’annulaire est broyé An toute sa longueur, du méduis il ne reste que la phalange.

Après avoir égalisé les parties, nous faisons un lavage rigoureux de la main qui est très sale, de l’eau biiodurée chaude l’achève. La toilette finie nous appliquons des gazes iodoformées arrosées de baume, puis une bonne couche de coton que nous arrosons largement encore avec le baume du Commandeur.

Le pansement une fois sec constitue comme une carapace très solide, nous le laissons en place huit jours sans que

nous ayions noté la moindre ascension thermique. Quand

nous défaisons ce pansement, nous constatons que les parties mortes se sont détachées de la main et restent dans le pansement; la plaie offre partout le même aspect rouge intense avec un liseré cicatriciel périphérique. Nous avons conservé ainsi le maximum possible de substance, ce qui est très important pour la main.

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