‹ Du Baume du Commandeur en ChirurgieChapitre 24 sur 28 · OBSERVATION IX · texte numérisé non relu

OBSERVATION IX

Plaie de la main par arme à feu.

(Due à pe eu de M. pis VazerTe, interne du service du Professeur os)

serie D. , employé à ee DL -M., âgé de 45 ans, entre à l'Hôtel-Dieu, le 24 septembre 1901, salle Moulaud, n° 32. En nettoyant un vieux fusil, D... reçut la charge dans la main gauche. Un pansement provisoire fut appliqué pour arrêter l’hémorrhagie assez abondante et le lendemain, il entrait à l'hôpital. ;

-La face palmaire de la main gauche est entièrement labourée par les plombs. Le coup s'était creusé un profond sillon oblique sectionnant les muscles abducteurs adducteurs et opposant du pouce et se dirigeant vers l'index dont la phalangette était presque sectionnée. La plaie est noirâtre, brûlée, incrustée de grains de poudre, ainsi que le peau avoisinante. Grand lavage à l'eau bouillie et au biiodure; puis embaumement; gazes stérilisées isolant les doigts; coton, le tout largement arrosé de baume du Commandeur.

Ce premier pansement reste en place dix-huit jours. Le malade n’accuse aucune douleur ; sa température ne dépasse jamais 37°8.

Quand on change ce pansement les parties sphacélées sont éliminées, les masses charnues bourgeonnent très bien, témoignant ainsi de leur vitalité.

On applique encore quatre pansements au baume-espacés de huit à dix jours; puis quelques pansements secs.

Le malade quitte l'hôpital le 11 novembre complètement guéri.

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