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dans son espoir, laisse là volontiers les dissertations pour retourner aux sources vives. C'est là recueil des Esthétiques, dont le nom seul effarouche déjà beaucoup d'esprits. »
Il y aurait sans doute un moyen d'éviter cet écueil, ce serait de sacrifier quelque peu le fond à la forme, e t de chercher l'effet plus que la vérité. Mais alors on risquerait fort de mécontenter les lecteurs sérieux, pour lesquels un auteur, sérieux lui-même, doit réserver tous ses égards.
Je puis d'autant moins me flatter d'avoir concilié ces exigences diverses, que ces Etudes esthétiques, sont empruntées à un cours donné par moi à l'Académie de Genève. Ce cours s'adressait tout à la fois à une jeunesse studieuse et à des hommes d'un âge plus mûr qui me faisaient l'honneur de le suivre. C'est ce qui peut expliquer, sinon excuser, des inégalités de manière qui résultent de ce que le professeur oscillait entre ses deux auditoires, craignant sans cesse de rester pour l'un trop à la surface et de descendre pour l'autre à une trop grande profondeur. On jugera peut-être, qu'en voulant éviter ces deux défauts, il est tombé dans l'un et dans l'autre.
Je ne donne au reste ces Etudes que pour ce qu'elles sont, c'est-à-dire, simplement des études, reliées sans doute entre elles par une pensée commune, mais nécessairement incomplètes, et dont je sens vivement toutes
IVANT-PHOI Ml
1rs imperfections! Je n'ai point eu la prétention de proclamer unsyâtème, encore moins on Bystème nouveau; je n'ai voulu que réveiller l'espril de recherche sur des questions trop négligées peut-être de nos jours. Remuer les idées dans une Baine direction pour les foire progrès* Ber, tel a été mon but principal; et si, en remuant les idées, j'ai réussi à faire surgir quelques aperçus nouveaux, mon ambition sera pleinement satisfaite.