‹ Du beau dans les arts d'imitationChapitre 26 sur 76 · U SUBLIME · texte numérisé non relu

U SUBLIME

>ist€brise son pinceau; la plume elle-même après avoir raconté , s'arrête. Toute parole Qn plus serait une témérité ou un aveu d'impuissance. Il est bon de marquer aux srts la borne qu'il ne leur est pas permis de franchir.

iNW avons dit que, x]ans la peinture, ^6 action non terminée était susceptible de remuer fortement l'esprit du spectateur; nous ï^onsmême ajouté que , secondée par l'imagination , cette émotion pouvait conduire au sublime : l'architecte et le dessinateur des jardins, par la même voie , obtiennent tous les jours des effets analogues. Peut-être, de *ous les sentimens , le plus facile, à réveiller ^uous, est celui de V infini, premier carac* tere du sublime. La n^Kure nous en pré- ^^nte sans cesse l'image ; sans cesse elle semble vouloir nous pousser en dehors de l'holiïoii sensible de la vie, par de savantes dégradations de ses plans et par des perspectives habilement ménagées. Il est même des points de i*epos qui, arrêtant tout à coup la vue , portent l'âme à s'élancer par delà la limite qu'on paraît lui prescrire.. C'est à l'artiste qu'il appartient de préparer

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