‹ Du beau dans les arts d'imitationChapitre 25 sur 76 · DU SUBLIME · texte numérisé non relu

DU SUBLIME

iion n'est ignorée d'aucua de ceux qai aspirent à imposer aux hoimlies. Ainû , sous la "verge de la sorcière d'Ëndor , l'ombre de Samuel, vivement éclairée, semble jaillir du sein de robscurité , amx yeax d'un roi en déchéance. L'artiste anglais , M. West, a bien send que c'était de cette manière que devait ^tre mis en action ce trait de l'histoire siinte; il n'est pas de si mince dessinateur <ie vignettes pour les romans qui ne mette à profit la connaissance d'un tel prestige. If lumière du mont Tbabor ne sera-t-elle pas également d'un effet sublime , quand le fils de Marie , du vêtement duquel elle s'échappe à Ilots, se couronne de quelques rayons de ^gloire, aux yeux "de trois apôtres qui n'en peuvent soutenir l'éclat ? Où le disciple bien^imé est obligé de baisser la paupière, où le prince de l'église naissante et Jacqu^^ son frère , sont presque terrassés, comment le simple spectateur supportera- ^~u le poids de cette majesté du ciel , un moment descendue parmi les enfans dès Sommes ? Voilà le grave inconvénient d'un ^^1 sujet à manier. Ce n'a pas été trop que de tout le génie de Raphaël pour en

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surmontet les përîls; et peut-être est-il p€^ mis de dire que Tftrt laisse encore ici quelque chose à souhaiter , car il y a des objets qu'il ne peut aborder sans une audace un peu aventureuse. Peindre le disque en soleil lançant à son zénith ses fenit sur la canïpagn«,ott la transfiguration , c'est presque une liièBè hardiesse. Raphaël a produit uii cheM'œavre : mais c'est la partie ili^érieure de s<m tableau qui lui d principaleAient conquis noi suffrages. NoUs permettrons^ous de dire que le succès en serait encore plus inooa^ testable , si , sans égal dans la science da clair*obscnr , le Gorrège , igïioré de ce grand peintre, quoique son -ccMitemparatti ^ s'était chargé d'exécuter la partie supérieure de cette savante composition; ou si Raphaël lui-même , la présentant sur un plan phift reculé , s'était borné à nous offrir ses per* sonnages contme abîmés au sein d'une Iti^ nûère mystérieuse, et par conséquent soos des formes plus vagues et plus indécises? Alors il eût été raisonnablement permis au spee* tateur d'arrêter sa vue sur ce qui éblouissait celle des disciples admis à la familiarité de leur divin maitre. L'œil impunément se fiât

vers le aanetuaire , mais sans j péncille étiôt peut-être la seule manièFe de ;r par le pinceau , 'ou plutât d*indie .qne le Chnst luinméme Toulnt dék de Tulgaîres regards, reproche d'un antre genre a été dî> Hitre œ beau poème; car nous nous is volontîen ici de l'expression consa* ar le Poussin : c'est celui d'un défaut é dans l'aetion. Une telle critiqne déne absence complète de go4t. Certes , ux parties de la composition sont parient liées, quand les apôtres, ne pouréussir à calmer, les foreurs du démo* e , dans le «entiment de leur impuis- , indiquent de l'œil et de la main la igne sainte ok s'opère le jprodige de insfiguration , comme voulant par-là e hommage à l'être inconcevable dont rôle ne s'adresse pas vamement à la na- Seidement , nous le répétons , cette ère scène , lout-4-fait subordonnée à e , nous seMblatt devoir se passer dans intain mains apparent , et dans une sadégradation d'ombres et de lumière^), iée de l'infini s'associa souvent à celle

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du sublime 9 et, dans ce cas, les actions nofl terminées en prennoit le caractère. Le sujet que l'imagination* du spectateur est chargée de finir , n'est pas toujours le plus mal composée Elle ira , n'en doutez pas , plus loin que votre plume , votre ciseau , vos crayons et votre palette ; soyez même certain que si , après vous , elle lé garde seulement une minute sur son chevalet y il n'en sortira pas , dans le genre gracieux, sans être plus doui de couleurs qu'une élégie de Tibulle , sans m'a voir dévoilé plus de beautés que Phryué n'en découvrit à ses juges sons la main officieuse d'Hyppéride; si vous avez au contraire préparé dos terreurs à l'Âme, elle s'en sera saturée elle-même, sans que vous ayez à en supporter l'odieux. C'est le canon de Vendôme , dans Adélaïde du Guesclin; ainsi nous frappe encore le« Vous y serez, ma fille !.. » d'Agamemnon , dans Ip/ugénie, Indépendamment de quelques reproches que nous nous croirions en droit d'adresser, sous des rapports d'exécution, à M.Guérin , pour son tableau de la mort d*Àr gamemnon, tableau dans lequel l'œil ne s'enfonce pas assez, peut-être dirons-nous qne

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te est allé trop loin , en nous montrant nce prêt à passer au ' sommeil de la

sous le poignard de Qytemnestre e par Égisthe. Ce mouvement est de mais , ou nous nous trompons beauou l'effet qui en fut résulté eût été

plus vigoureux y si la tente du roi s, seulement entr'ouverte, avait laissé

un jet de lumière qui eût éclairé les ssassins, et si les dépouilles dlUium, lues au pied de la couche, dont on aperçu que les bords , eussent seules

quelle victime on allait frapper; il iemble qu'on pouvait se dispenser de er le vieillard en personne , sur le point égorgé par sa fenime et son neveu.

Ile tragédie de M. Lemercier a été tte à la même accusation. Nous n'exa* onspas si les lois qui régissent les arts ation exercés par des moyens maté- K>nt applicables au poème dramatique , i aurait plus d'un inconvénient; mais pensons qu'en général nous ne devons oucher à certains crimes de l'antiquité ^ec un intérêt national pour elle , n'au^

rien, que d'atroce pour nous, saris

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la certitude d'en obtenir de grands effets d'expression et de terreur sur la toile, de situations et de déyeloppemens de caractères au théâtre. Cela ne lious emx>^cliera pas de reconnaître qi^e le poëte et l'artiste , dans ce sujet ingrat , ont ùât preuve de talent ; nous prenons cette occasion de déclarer le parti auquel nous nous sommes arrêtés de ne soumettre à notre critique que les ouvrages remarquables par quelque coté; leurs fautes sont les seules qui soient contagieuses , tandis qise les autres productions , dans l'oubli où elles vont se perdre, expient suffisamment des. torts presque inaperçus.

Les réticences sont un des grands moyei^ de l'éloquence et de la poésie ; la nature en offre parfois elle-même, et il en est qui vont au sublime ; tel est le calme imposant qui précède les grands orages* Ce ressort est encore plus au pouvoir de la peinture cpà, inhabile à tout dire , transformera ainsi en mérite sa propre impuissance. Les artistes les plus distingués ont connu cette marche de nos sentimens moraux. Quand Salvator Koza s'est contenté de placer sur le second plan

d'ua paysage y dew pâtrts qui v^^ardkent avec une frayeur ûiquièle dan» uu défilé formé par des collines ; quand / am débouché ^e celle-ci) il noua montre un cheval qui s'écbppe vers la route prochaine » et dont la selle et la bride i^ont en désarroi, il a bien ^qoe nous verrions le voyageur égorgé et dépouillé, mieux que s'il nous l'avait montré su prises avec ses assassins. Il ne nous a presque rien dit, et l'impression qu'il nous ^esV profonde.

Voulez-vous le sujet d'un tableau d'histoire d'une facture terrible et doutant plus ^ppante qu'il n'aura qu'un sei|fl|rsonnage, ^ peine lui-même mis en action ? dans un ^ {ippartemens du vieux Louvre , au tru- ^^u d'une cheminée sculptée par Jean ^ujon, attachez un calendrier de l'an 157a €t où le mois d'août se dessine en évidence ; jetez un marteau et une enclume dans un des coins de la chambre ; appuyez , dans un autre, une carabine contre le lambris ; placez ^a centre du trumeau une pendule , dont i 'aiguille marche Ters la deuxième heure; apprenez • nous que c'est celle du matin, en faisant tomber sur ces objets la lumière

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d'une lampe suspendue au plafond et arrêtez sur la pendule le regard inquiet d'un homme vêtu dans le costume de cour du temps. Quoique seulement âgé de vingt-<deaz ans , qu'il paraisse Tétre un peu plus; car vous aurez à le faire grand , maigre , effilé , les épaules courbées , les jambes menues ; vous lui donnerez des yeux égarés et une figure sinistre: on n'est jamais jeune avec ces traits-là. Vous pourrez, si vous le voulez, à travers une croisée entr'ouverte , laisser apercevoir un clocber voisin; mais je doute que cela soit nécess^^ pour nous dire que cet bomme attend Vh^k d'un grand crime et qu'il en est complice , s'il ne Ta ordonné... Ou les pinceaux vous sont rebelles, ou vous avez glacé d'effroi le spectateur ! Dans ce dernier cas, celui-ci ne vous quittera que pour raconter lui-même l'événement , qui n'a pas encore eu lieu dans votre pensée , et sur lequel , tout bien examiné , il ne vous est pas plus qu'à moi, échappé une parole.

Quoique simple d'expression, quoiqu'il se manifeste le plus souvent par un mot , un signe , un silence, et qu'il ne faille, quelquefois dans un tableau, qu'une seule figure

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^T le produire y coinme dans leLéonidas de M. David , le sublime nait toujours d'une foule de pensées et de sentimens concentrés dans le trait par lequel ils s'échppent. Toutes les paroles illustrées par la cridqae de Longin , toutes celles qui de- ' pois ont fait la fortune des ouvragées d'esprit y à l'examen , prennent ce caractère complexe. £lles n'excitent notre surprise et notre admiration que parce qu'elles présentent à la fois une foule d'aperçus à nos réflexions. Nous faisant traverser l'échelle des êtres ^is, ou abstraits, en un ciin d'œil, elles noQs transportent aux extrémités de la ligne ^*'^ est donné à l'intelligence de parcourir. ^OQs avons comparé, nous avons apprécié , ï»ons ayons suivi le poète et l'arjtiste jusqu'au possible et peut-être par delà.

On n'embrasse beaucoup que parce qu'on

^t grand; sans grandeur il n'y a donc point

de sublime. Si je suis ému devant la majesté

<h trône , ce n'est pas seulement l'individu

p 7 est assis que je me représente , mais

inflation entière qui parle, qui s'exprime

par sa voix , qui consent à se mouvoir par

'>on autorité j comme une armée à l'ordre de

«on chei'y <ar, un homme n'étant rien parsa propre force » c'est c«lle de tous que Ton respecte dans un seul. Qu'il ceissede me mcHi' trer> en lui y la patrie visible et agissante , ie prestige s'évanouit. Un prince dépossédé, si on fait abstraction de l'intérêt que commande une grande infortune , est bieo pea de chose. Porus ne l'ignorait pas , qu^ il se croyait obligé de demander qu'on le trai^ tât en Roi, ce dont il se fût abstenu » s'il avait continué à l'être y puisque les hommages et le respect viennent se grouper d'euxmêmes autour de la souveraine puissance. Quinte-Curce dit que le vainqueur se readit aux désirs si noblement exprimés du vaincu; mais dans les égards que le premier imposa à ses sujets en faveur de som captif, ce n'est plus Porus que l'on voit ; ils appartiennent au seul prince de Macédoine. Jacques II, vivant à Saint- Germain ~ en -Laye des hien-^ faits de Louis XIV, et le toi de Suède , dans nos dernières années , errant en Suisse, ont bien prouvé , par la nature des sentimens qu'ils ont inspirés , que la majesté du trône tient à une idée collective. Quoique son on- . gine ne puisse remonter plus loin qu'elle^

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même y la uugesté de Dieu* est plus grande encore , comme embrassant davantage»

Ainsi , pour atteindre au sublime y les vertus de llionyaoïe , étendant kar sphère y devien> nenè presque desbienfiaits publics. U estl](eau de s'immoler pour sa famille > le dévouement pour son pay» a qudque chose de plus no» ble ; Tétre qui se sacrifierait utilement pour Fespèee humaine ^ se placerait au plus haut degré de rhéroîsme»

n était nature que , dana la même proportion, le blâme s'attachât aux actea eoupaUes. Lie suicide est beaucoup moins réprâieosi*bie que l'homicide. Et ^ quand Caligala souhaitait que te peuple romain n'eùl qu'une seule tête pour être à même de la tnnu^er d'un seul coup, peut-<être ce monstre ne croyait être que féroce et il ^'élevait au sn«hlime ! c'est sur cette règle que nous Jugerons et cet empereur, destruoteur en pensée , sÊnoB de feit , de sa propre nation , et £nstache deSaint-Pierre , sauveur de sa ville. 'L'artiste on le poète, chargé de nous montrer l'un des deux , ne peut plus rester dans le médiocre. S'il ne nous abîme dans l'enfer ou s'il ne noos associe aux inieltigences d'une

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sphère supérieure , il peut tailler du marbre ou étendre des couleurs sur un auvent; mais il. ne sera , de sa vie , ni peintre ni statuaire. Condamné à exciter en moi Fémotion d'tin doux attendrissement , ou à remplir mon âme d'horreur , il me devait presque Tinfim,' je ne pouvais le tenir quitte à moins. S'il ne > sentait rien en lui qui pût Tentrainer hors des sentiers battus , que ne laissait41 à d'antres* le soin de courir après la pakne du gé^ nie? car, placée au sommet du chêne, comme le lameau de la Sibylle , elle ne se laisse arracher que par une main audacieuse » et souvent téméraire. Dans de tels cas, Michel- Ange Buonarotti sera votre homme. Artkte d'une forte impression sur les esprits, quoi que disent le chevalier d'Azara et Fakonet, en cela seulement d'accord, il nous apprend mieux que tout autre la grande indépendance dont le génie de l'homme est susceptible , par le style élevé de quelques-unes de ses figures et la hideuse dégradation dans laquelle il plonge quelques autres. Souvent il atteint au sublime , quelquefois il le traverse. L'expression des passions douces* et généreuses lui fut moins familière , quoiqu'il

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ne s'y montrât pas étranger , si Von en juge par queiqaes^Tins de sesdouyrages de pein-^ tore et de sculpture; mais s'il avait excellé dans lescontours arrondb et moelleux des vierges et des Vénus , sans doute il n'eût pas attaqué je marbre avec la même hardiesse, il ne l'eût pas impressionné des feux de son génie , et la chapelle sixtine ne déposerait pas de la vigueur presqu'indomptable de son pinceau. Prenons garde (et il est temps encore d'en avertir), d'avoir amené , dans ce sujet , une confusion d'idées par un abus de mots on d'expressions détournées de leur vrai sens. Sévères quelquefois pour les autres , sachons l'être pour nous-mêmes. La terreur peut bien se rencontrer avec le sublime , le constituer même dans les grands accidens de la nature, comme dans les tempêtes, les nuits orageuses, et dans cet appareil imposant d'éclairs et de foudres , dont s'enveloppait à Sinai la volonté qui dictait des lois destinées à régir un peuple près de vingt siècles après qu'il aurait cessé ^'exister en corps de nation : mais , quoique souvent terribles dans leurs excès , la cruauté et la férocité n'ont rien qui puisse conférer la dignitédu sublime: celui-ci sup-

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pose , sinon une perfection de natore ) au moins une ceitaiite élévation de sentmiens et de pens^. Les grandes âmes le connai»^ sent et le manifestent au sein d'une bnllante fortune: plus souvent, semblable à ces feuxqai traversent des ténèbres épaisses , il apparaît ) dans les désastres de la vie humaine, comme pour annoncer qu'il reste en nouis quelque chose de supérieur aux forces conjurées des démens , quelque chose de supérietff au pouvoir que l'on exerce ki-^bas sur notre frêle organisation. Au bord de la tombe , mais réfogié dans le sanctuaire inviolable de son indé^ pendance^ie fils aîné de la création lance ai&si des traits qm attestent ses hautes destinées ; renversé, mais non avili, il se relève pour ei' haler plus noblement son dernier souffle ; et plus d'une fois il s'est montré tout à oo«p ^ aux yeux de ses ennemis, encore p»ré du dijH dème qu'ils croyaient avoup. détaché de son front. Tel est le sublime , quand la verts malheureuse profère qudques-tmes de ces paroles qui vont aussilèt s'aligner d'elles^ mêmes sicr les pages de l'histoire; tels sont ses effets sur lej» esprits.

L'abnégation personneHc est un des prin-

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txpaai traits auxquels il se fasse reconnaître. Sqt vingt actes dans lesquels on l'aura ru se produire , dix-Hneuf auront cette source. L'épitaphe des trois cents Spartiates , celle de Waterloo, la cessation des chants des Templiers, suivant la belle expression de M, Reaouard; le mot du yieil Horace de Corneille, le cri d'Ajax, demandant aux dieux une prolongation du jour et des cornets, fut-ce contre eux-mêmes; celui de ^'Assas deyant l'ennemi qui va l'en punir ; de ÛésUes qui se précipite à la bouche d'un <^aon sur lequel brille déjà k- mèche; la i réponse de Bailly allant à l'échafaud ; le dé- "Vouement de tant de mères pour leurs en- ^1 ^Qs, de tant d'amis ptfur leurs amis; tous [ Pactes, parmi lesquels il s'en trouve sou- [ ^fint d'insensés , suivant la raison dont ik ! déclinent le tribunal , sont sublimes par le lieRtiment d'abnégation qui les inspire. Mais persuadons-nous bien que , partout on rè^ Ifoe l'intérêt p«rsonneL> il n'y a pas de su^ blime. Le crime peut encore moins le donaer : il y eut trois acteurs, dans la mort de Pcrtus ; lui , Arria , et l'empereur Claude qui en fil le commandement : l'un fut unlà«

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che, l'autre un vil tyran, Arria fut sublime» Héiitière de son nom et de sa vertu, sa fille qui semblait réservée a la même épreuve, ' voulut aussi apprendre à Pœtils-Thraséason mari, comment il fallait mourir; eelni-ci eut à peine la force de s'y refuser; car , dans ces temps, le courage des Romains était tombé en quenouille. Nous ne croyons pas que de pareil traits puissent être assez heureusement saisis par l'imitation, peut renaître à nos yeux dans leut image. L'abnégation ne fait pas de bruit, elle ne donne pas d'éclat à sa voix modeste; plus souvent elle se tait: mais elle agit , et rarement ses acteurs sublimes sont pittoresques. Comment direzvous , sur la toile ou le marbre , que dans un naufrage , en vue d'une côte éloignée > un brave jeune homme offre l'appui de ses reins à son capitaine mauvais nageur ; que celui-ci , sentant affaiblir les forces du gé^ néreux matelot , lui demande s'il espère at^ teindre le rivage avec sa charge , et que sur la réponse trop peu affirmative qu'il en reçoit, sans prononcer un mot> il se détache de la ceinture à laquelle il se tenait sns^ pendu, et se laisse couler à fond...é Ici l'ar^

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