a ^u'iL w*^ ^ point
ront d'espace pour se déyelopper , et de moyens pour arriver à tme manifestation. Telles sont pourtant les^emières conditions de là beauté» dont't'image, si «lie n'est en quelque sorte palpable, ne peut se firayer la route de l'esprit. Or une «impie indication des organes, comme la fournissent quelque» baa-^reliefs, et aéine ^{aelqaes âfpve» itaàiques^remarquablespar tour ligae fu^fante, donneca UNijours l'idée d'une XMtui» appauvri^K VaineineAt es6iaiei«z-TOii6 d'y appor^r un correctif par l'expression Ûê U tète ; si leg membres , •quî soitt las ministre» ac<x^édités de eette»4emièi(e.9 -éiBliappant aux prc9>ortiQA$ requises p«ar la. r^^iilariitë de leur serv^e^ , cessent d'-éCEe en mftpoirt avec rinteatiopii yotne baguet^ d'enebaniepr aura fksapi^ àfauou iie<»Mnplieï sartanâw prestige. H m'ÂmpjQ^te peu que , méconaSasant 1» limites 4e ila m^bidesse 9 voos m'oiïiMS an YiteUiiua ctia^i^ d'e«â»aAfK>l«t> ou qu'agirant à la légèreté de la tAÎlle, v^us décharnies vos ^uves et les réàimm pnesqse à )#ar chaa!p>0jk$e osseuse ^ oovme Im .mpsfke £cbo : vous n'en ébsê pas moins tombé dans un ^excès ou Ù9m ^n défawt qui m'atfigei le
DE BKkV IDÉAL. • a83
délié de vos Vénus sylphides* ne me charmera pas plus que l'ampleur des Grâces âa*^ mandes d« Rubens/
La nature renfenqant donc en elle ïe^ pace QÙ la beauté commence el où elle finit, il nous semble que, pour aaisûr son vrai type de, perfection 9 il ne reste qu'à s'arrêter au point oulmncmt de sa marche ascendante. /
Ce qui est au^d^li n'est que mensonge, et les eiiNTcssions employées à décrire \m mérite imi^mairiiy si elles ne sont dictées p^p un crédule enthousiasme , aj^iartiennent de |4ein droit à la jonglerie. Uâ heureux «hoii: dans le cercle que noas Tenons d'indiquer, £st tout CQ qu'une saine doctrine laisse au pouvoir de l'iurtiftt^ JSçm n'ignorons pas ^'avec de tête priiicipes ^b a«Au i^kal échappe a acs partisans , et que l'Apollon du Belvédère et le Bacchus antique ne sont pJiis que de belles créatures ^ à peine sor-^ ties de l'adolescence « telles qu'il peut, qu'il doit s'en rencontrer dans notre espèce , et que la fameuse Yéaus de Médicia rivalise jseulenent de grâces avec «ae lemme parvenue à la pexfectioii de ses formes , dans . ces clinufb favorbés du cid , ou une stature
a84 qu'il n*y à point
élégante s^embeilit encore du doux charma
de la pudeur.
Et en effet , examinez bien le giilbe de cette dernière statue : tous en trouverez le sein d'une proportion heureuse , mais pltis prononcé que cehû d'^ae Vierge , chez laquelle le maihelon ne perce pas encore , circonstanee dont l'onbli prouve que Cléomèaes n'a pas eu en vue ce beau id^al , pour lequel ôli se passionne après coup. Il a mieiix fait : il a été vrai; Ce trait pur et ondoleux qui y dans le seul intérêt de l'organisation interne , s'élève ou rentre sans effort , en descendant de l'aisselle à la pointe des pieds; ce ventre un peu émînent sur la ligne mé' diane , mais légèrement déprimé vers les ftines dans un esprit de prévision favorable aux besoins de l'être producteur ;, cette taiile flexible , quoique peu déliée comparativement aux créations du ciseau moderne , et ces reins qui , dans leur développement , ne manquent ni de grâces ni de souplesse , m'apprennent qu'ici la nature a eu toujours présens à sa pensée des projets primitif. Sous sa main , il n'est pas une beauté qai ne réponde à une nécessité du moment actuei
DE BËtu loéitl. affS
^ âc l'aveuir. Vous diriez un appartement, "Ootle^distTÎbutiona auraient été toutes cal- *^*>lées lu profit des maîtres qni lliabiten t , et > tnéme des hâtes qn^ls atteôdent. Qttant à ''«pression de pudeur , de laquelle celte I slatne reçoit un <»ractère particulier, nous Kf voyons autre chose que l'alliance du beau noral avec le beau matériel , telle qu'un reprd obseiTBtear a pu la discerner pins d'une bis, dans les relations de la vie sociale. Ovll nous soit permis de raconter ce que ^ M. Falconet luir-mènKe à Foccasion de ce che Wœuvre , sur lequel il se borne à trouver '* mérite dévolu , par privilège , au seie <^gé de la reproduction de l'espèce hu- 'uinc, lorsque l'intention crfatrice n'a point «lé trampée.
■ Si on avait vu le sein d'une demoiselle ' M*"., à r&ge qu'elle m'a servi de modèle, ° oq aurait une pièce de coipparaison qu'on " Poniraît cependant rencontrer atlleurs. Je * le vois rien qui , pour le caractère ^néral , ' ""e retrace la beauté Se ce modèle vivant ; ' ^* grices et la simplicité du trait y sura- ' fondaient pour former le plus rare et- le 'P'Ua beau corps de femme que l'œil aui
286 qu'il v'y h POIKT
» jamais pu voir. Cette fille était , à regard » de la Vénus antique , ce qu'est celle-ci » comparée à une b^e statne de femme f ïy telle qu'on en rencontre tous les jonn. » Fiiget ne Teùt peut«4tre pas rendue , dans j> toute sa perfection ^ ; mais son Andromède, » en y supposant plus de finesse , plus de » correction , plus de ce douillet , en un mot » qui la caractérise , son Andromède me la » représenterait* Je n'ai vu que deux bi«- » tinées ce modèle , dont je me servis pour » étudier la statue qui s'anime dans les bras » de Pygmidion sop^ auteur» »
A cette déclaration d'un homme de Tart, qui admet pourtani; un beau idéal , noua ajouterons, comme nous l'ayons déjà ojiservé, .que la tète de fa Vénus de Médicis^eat un peu petite y soit que l'artiste adt pris ce moyen usité de donner plus d'élégance à sa figure, soit qu'il ait méconnu , en cela, la règle des proportions. I^ous dirons avec la même hardiesse que çftiA t^te, tout aimable qu'en soit le caractèrje* a été pins d'une fois égalée dans
' La clarté du sans a exige ici Taddition de deux taot» dans letaxté*
BK SEAU IDikU ikBf
Le même ^enre de beauté , ce dont on con-« viendra pour peu que Ton se rappelle ce que fut mndarae Récamler , ou qu'on en juge par . ce qu'elle est encore* Le portrait de cette fenune si justement admirée $ pour son expression de beauté douce et pudique , conErmera dans notre sentiment tous ceuji qui , à défaut de l'original , jetteront les yeux sur le charmant ouvrage de M. Gérard. Nous avons vu 9 il y a plus de trente ans^ luie fenune qui 1 sous le nom de la Saint-^Ange y a été modelé^ en cire et exposée dans le cabaret de Curtius, au Palais - Royal. TJTous croyons qu'à plusieurs égards , elle n'avait rien à envier au beau antique. Peut-être ^ i'il eût vécu de nos jours , André del Sarto n'eût pas été fâché de renouvela, d'après elle f une étude de l'un des traits qu'il a le pljus heureusement exprimés et qu'elle possédait dans une rare perfection , même au retour d'un voyage fait i l'Ile-de-France.
Est-il autre chose que la partie supérieure d'une belle femme ^ pleine de vie , de mouvement et de vérité , ce torse nouvellement acheté à Mélos par le gouvernement français , que Ton rapporte à une Vénus , mai»
aSS qu'il n'y a POlïCt
que , par le style austère de la tête , Vé\tsi* tion de l'une des épaules et l'emplacement de raiitre , nous croyons appartenir beaucoup mieux à une muse , ou même à tonte autre figure qui aurait tenu une lyre ? Aucune des formes de ce beau corps , où: la chair palpite pour ainsi dire sous rœiï , n'indique ni l'adolescence , ni la première j£unesse y sans lesquelles on ne se permettrait pas de représenter la mère des amours. La taille elle-même n^y semble pas plus avoir été étrangère au parfait d^veloppemenf de l'âge, que la gorge aui impressions dont i] est suivi ; au moins ^ dans' son jet audacieux , le sein n'est certainement pas celui d'une jeune vierge. Vainement , dans l'enthousiasme d'une posses^n nouvdle , a-t-on été engagé à comparer ce très-bel antique à la fameuse statue de Florence. Celle-ci, plus délicatK?, renferme un trésor de grâces qui ne sortent pas de la nature, et que , par cela même , il est dif&cile d'égaler, de surpasser impossible. Quoique Vvai des pieds de là statue de Mélos nous ait paru d'une grande beauté , et que la draperie ait des mouvemens très-heureux ^ nous n'ayons pas laissé de trouver incorrects'