‹ Du bleu de méthylène dans le traitement de l'urétrite et de la vaginite blennorrhagiquesChapitre 13 sur 14 · OBSERVATION X · texte numérisé non relu

OBSERVATION X

Vaginite blennorrhagique. Tamponnement avec le bleu de méthylène. Guérison.

L.., 30 ans, ménagère, entre à l’hôpita]l international, le 10 septembre 1894,

Réglée à 11 ans. Une grossesse normale suivie d'un accouchement normal, aménorrhée depuis un an.

Début. Quoiqu’elle ait de la leucorrhée depuis longtemps, ce n’est que depuis quinze jours qu’elle souffre des reins et du ventre en même temps qu’elle perd abondamment en jaune-verdâtre. En urinant elle éprouve des sensations de cuissons vives.

L'examen des organes génitaux nous montre la face

DT QE interne des grandes et des petites lèvres très rouge et enflammée.

Le méat urinaire est saillant, l’orifice vaginal laisse écouler un pus abondant, épais etverdâtre, etlorsque l’on presse sur l’urèêthre, on en fait sortir une goutte de pus.

La douleur est extrêmement vive pendant l’exploration, l’utérus paraît de volume normal, les annexes sont saines. |

La muqueuse vaginale seule est rouge et enflammée dans toute son étendue.

‘1raitement {10 septembre 1894).

Après lavage de la cavité vaginale avec des tampons trempés dans une solution de sublimé au 111000, nous introduisons dans le cul de sac postérieur un tampon trempé dans une solution de bleu de méthylène à 5070. Deux autres tampons qui ferment l’orifice vaginal.

12 septembre.Les tampons sontenlevés,lavages abondants au sublimé, tampons glycérinés iodoformés. Les douleurs sont moindres ‘et la sensation de cuisson en urinant a presque disparu. Santal à l'intérieur. \

14 septembre. Le vagin décoloré nous permet de reconnaître l’état de la muqueuse dont l'amélioration est notable, les sécrétions sont aussi modifiées.

2 septembre. La muqueuse du vagin a repris son aspect normal, l’écoulement a disparu, la malade ne souffre plus, le toucher est encore légèrement douloureux. 3 |

On conseille à la malade de faire chez elle deux fois par jour des injections vaginales avec une solution de sublimé à 0,2511000. / |

La malade n’a point été revu.

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à — 55 — j CONCLUSIONS

Des faits que nous avonsrecueilli il résulte que l'emploi du bleu de méthylène se recommande particulièrement dans les affections blennorthagiques aiguës ou chroniques,en raison de l’affinité spéciale que présente le gonocoque pour cette substance qui le colore rapidement d’une façon intense, alors même que l’on se sert de solutions diluées. Cette puissance de coloration ne s'affirme pas Seulement sur ce germe pathogène, mais encore sur d’autres bactéries qui entretiennent les uréthrites chroniques alors même que le gonocoque. a disparu. | a |

Le bleu de méthylène peut done à bon droit être considéré comme antiseptique, puisqu'il empêche le développement des microbes et atténue leur virulence; mais il est nécessaire pour que Îa vitalité des germes soit influencée, d'employer des solutions concentrées. tu

Ces solutions, du reste, n’ont jamais déterminé dé réactions inflammatoires comme celles que l’on constate parfois lorsqu'on emploie le nitrate …

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