‹ Du bleu de méthylène dans le traitement de l'urétrite et de la vaginite blennorrhagiquesChapitre 12 sur 14 · OBSERVATION IX · texte numérisé non relu

OBSERVATION IX

Vaginite blennorrhagique. Traitement par le bleu de méthylène. Guérison.

T..: 19 ans, couturière, hôpital international, 25 août

Antécédents nuls, réglée à 15 ans, toujours régulièrement depuis cet âge. Pas d'enfants, pas de fausses couches. Elle se présente à la consultation se plaignant de souffrir beaucoup du ventre et des reins. Elle éprouve en même temps une sensation de cuisson en urinant.

Examen. L'examen au spéculum est possible malgré un écoulement crémeux assez abondant. L’utérus paraît d'aspect normal, seule la muqueuse vaginale est enflammée en totalité.

Lorsque l’on comprime l’urèthre,on en fait sortir une goutte de pus.

On ne relève rien du côté des annexes qui paraissent saines.

Traitement (25 aout 1894).

Lavage de la cavité vaginale à l’aide de tampons trempés dans une solution de sublimé à 111000.

Un tampon trempé dans une solution de bleu de méthylène est introduit dans le cul de sac postérieur.

Deux autres tampons secs ferment complètement l’orifice vaginal et empêchent la diffusion de la matière colorante.

En CE AIO 27 août. Les tampons sont retirés. Il est difficile de reconnaître l’état de la muqueuse du vagin à cause de la

coloration intense des tissus. La malade souffre moins

du ventre, les douleurs ont disparu.

Lavages au sublimé, tampons glycérinés iodoformés introduits dans le vagin.

29 août. Le vagin est décoloré, la muqueuse est encore rouge.

Les sécrétions sont modifiées et les sensations de cuisson en urinant sont moindres. On introduit de nouveaux tampons glycérinés.

2? septembre. La muqueuse du vagin a repris son aspect normal. L’écoulement a disparu et la malade ne souffre plus, on prescrit à la malade de faire chaque fois trois injections vaginales à 0,25 pour 1000.

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