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uns très enthousiastes, tandis que les autres ne leurreconnaissaient, comme antiseptiques,qu'une supériorité peu étendue. Les couleurs qui ont été le plus employées étaient le violet de méthyle et l’auramine, principes auxquels on a donné le nom de pyoctanine et dont on distingue deux variétés, la bleue (violet de méthyle) et la jaune (awramine).
Tous les auteurs cependant s'accordent sur ce point ; c’est que ces nouveaux agents thérapeutiques sont fort peu toxiques. Jaenicke à pu ainsi injecter sous la peau de la souris de la matière colorante en solution à 1/1000 jusqu’à la dose de 1/35,000 à 1/50,000 de leur poids sans produire de troubles généraux. Mais, par contre, la mort est survenue après un temps variant de 12 à 36 heures, lorsqu'il injectait dans le péritoine de l’animal de 1/100,000 à 1/200,000 de son poids. sous forme d'une solution à 1/5,000. Puis pousshnt plus loin ses recherches expérimentales, nous voyons ce même auteur étudier ces nou velles substances afin de voir de quelle facon elles se comportaient vis-à-vis des principaux microbes pathogènes. Il ensemenca alors des tubes de culture additionnés d’une quantité variable de violet de méthyle d'une part; et/d'autre part, des tubes ordinaires destinés à servir de contrôle et voici ce qu'il observa: Tandis que dans lé tube
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témoin, le micrococcus aureus présentait, au bout de 12 heures, une végétation luxuriante, dans celui contenant 1/6,000,000 de substance colorante, il ne végéta qu'au bout de 24 heures, et après quatre Jours dans un des tubes contenant 1/4,000,000 ; à partir de 1/2,000,000, les tubes restèrent stériles. Pourentraverle développement du Streptococcus pyogène, il fallut une proportion de 1/250,000 et pour le charbon 1/625,000. Dans un milieu additionné de 1/5000, le bacille typhique n’éprouva que du retard. Un bacille semblable au pneumocoque et le bacillus subtilis se sont rangés à ce point de vue entre le micrococcus aureus et le streptococcus. La destruction des germes ne s’obtenait pas aussi aisément que leur arrêt de développement, car dans un bouillon contenant 1/1,000 de violet de méthyle, lemicrococcus aureus n'était complètement tué qu’au bout d’une minute, la bactéridie charbonneuse au bout de deux minutes et le bacille typhique seulementau bout de cinq minutes.
Les mains, des instruments ont pu être stérilisés par un contact de cinq minutes dans le violet à 2/1,000, tandis qu'avec une solution semblable d’auramine, on n’obtenait ce résultat qu'au bout d'une heure.
Dans le sérum sanguin qui est celui des milieux
Page EP de culturesqui se rapproche le plus de l'organisme animal, l'efficacité du violet de méthyle devint moindre, etil fallut une concentration de 1/5000 pour’arrêter le développement du staphylococcus aureus, tandis que la bactéridiecharbonneuse, ne commença à se développer visiblement qu'au bout de huit jours. |
La puissance germicide des couleurs d'aniline dans ce milieu est donc faible, car il paraît diminuer dans une grande mesure l'efficacité de ces agents,ce qui contre-indiquerait leur emploi dans les infections générales pour les restreindre seuls aux affections superficielles ou des organes cavitaires.
En France, à peu près à la même époque, nous voyons Germain Sée et Morau, à l’aide de solution de 1/300-1/2500 et1/25000 desafranine vert malachite et violet de méthyle, rendre stériles des cultures sur plaques et modifier favorablement des processus de suppuration, taridis qued'autres couleurs sur lesquelles avaient porté leurs essais ne leur ont donné aucun résultat. Ils ont pu de même injecter à des lapins de fortes quantités de safranine et faire vivre Plusieurs jours des tétards dans une solution à 1/25000.
C’est alors que nous voyons Stilling qii avait préconisé les couleurs d’aniline comme antisep-
tiques, et dont beaucoup d’auteursavaient admis les conclusions sur sa simple recommandation, résumer ainsi les avantages thérapeutiques de la pyoctanine. Cette substance dont le mode d’emploi est variable fournit un agent de pansement tel qu'il empêche le développement des maladies infectieuses et entrave la suppuration. Elle peut être appliquée en nature sur les plaies ou ulcérations,soit qu'on la dépose en couchesépaisses qui restent Jusqu'à la guérison, en formant ainsi une
sorte de revêtement occlusif. En crayons la pyocta-,
nine se dépose sur les surfaces cutanées muqueuses conjonctivales ulcérées ou enflammées et agit comme précédemment. Enfin, elle peut être-employée en poudres, pommades, solutions, mais pources dernières elles doivent être fréquemment filtrées et conservées à l'abri de la lumière. Ces solutions servent à badigeonner les surfaces malades et à pratiquer soit des injections sous-cutanées ou des pansements humides.
Si nous poursuivons Stilling, portant sur le terrain de la clinique, le résultatde ses expériences sur les animaux, nous voyons qu’en petite chirurgie et en oculistique, 1l obtint de brillants succès.
Il traita ainsi des ulcérations de la cornée par des attouchements au crayon ou des instillations avec une solution de violet de méthyle à 1/100.
Il fit avorter des panaris, cicatrisér des ulcères variqueux et conseilla cette nouvelle substance comme antiseptique dans les affections les plus diverses, telles que chancres, pleurésies, péritonites suppurées, ulcérations dysentériques, etc.
Pétersen a, lui aussi, retiré d’excellents effets de l'emploi des couleurs d’aniline dans les affections oculaires, et même dans certaines ulcérations de nature vénérienne, les résultats qu'il obtint furent comparables à ceux de l’iodoforme.
Bresgen a utilisé la pyoctanine pour lutter contre les symptômes mflammatoires et douloureux qui succèdent généralement aux cautérisations intra-nasales faites à l’aide de l’acide chromique ou du thermo-cautère. Grâce aux badigeonnages avec une solution à 1,500, il vit céder une suppuration de la bourse pharyngienne et une lésion syphilitique du larynx que tous les autres procédés habituels n'avaient point amélioré.
Cet auteur a remarqué ainsi que Troje, que les couleurs d’aniline réusissaient mieux à prévenir qu'à supprimer la suppuration et plusieurs fois pour des plaies suppurantesildutrecourir à l’acide borique pour achever une guérison que de nouveau médicament n'avait fut que commencer.
Kessler: médecin américain, va plus loin, très