‹ Du bleu de méthylène dans le traitement de l'urétrite et de la vaginite blennorrhagiquesChapitre 7 sur 14 · AIR · texte numérisé non relu

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diminuer des sarcomes et ont constaté de sensibles améliorations dans des épithéliomes sans qu'ils eussent à enregistrer de phénomènes graves dus à Pintoxication. Les tumeurs ainsi traitées dimimuaient graduellement soit par ulcération, ramollhissement, métamorphose graisseuse, résorption et les douleurs dans tous lescas, étaient toujours supprimées.

Lodigiani qui a aussi employé la pyoctanine, constate qu'elle exerce sur les tumeurs malignes ulcérées une puissanteaction analgésiqueet antiseptique qui détermineun arrêt assez notable dans la marche de la maladie, mais n amène point la guérison.

De ce qui précède, il résulte que la facon dont les divers microbes se comportent vis-à-vis de ces antiseptiques nouveaux est assez variable, et d’une manière générale il semble que ceux dont le violet de méthyle entrave le mieux le développement, sont précisément ceux sur lesquels se fixe le plus énergiquement la matière colorante en solution aqueuse. Cela semble indiquer que les gonocoques offriraient peu de résistance à ces nouveaux agents, si toutefois ces antiseptiques ne perdent pas de leur efficacité par leur passage à travers l'estomac et l'intestin.

Il faut plutôt compter sur une simple entrave apportée au développement des microbes, que

ee rend

sur une stérihsation parfaite, d'autant plus que les solutions concentrées ne sont pas absolument inoffensives.

Tous les auteurs qui ont employé les couleurs d’aniline ne s’en sont pas tous montré partisans, et il reste encore à faire de nouvelles expérimentations pour trancher la question de savoir si il y a lieu d'introduire ces nouveaux médicaments dans la thérapeutique médicale et chirurgicale.

Le léger apercu historique que nous avons donné dans ce chapitre avant d'entrer dans notre sujet, était nécessaire, le bleu de méthylène lui

ssi dérivant des couleurs d’aniline.

PROPRIÈTÉS PHYSIOLOGIQUES ET THERAPEUTIQUES | DU BLEU DE MÉTHYLÈNE. |

Avant d'introduire le bleu de méthylène dans la thérapeutique, les auteurs se sont occupé d’abord d'en étudier les propriétés physiologiques. Le premier, Erlich, frappé des affinités de certains tissus pour cette matière colorante en tira des indications très intéressantes qu’il ne tarda pas à appliquer à la thérapeutique. Il démontra en effet que le bleu de méthylène injecté à un ani- | mal vivant était capable de se fixer pendant la vie sur certains tissus, et en particulier sur le cylindre-axe, comme il le ferait sur une préparation histologique. Il se demanda alors si l’ingestion de cette couleur d’aniline par un individu atteint d’une affection nerveuse ne modifierait pas celle-ci. Ce fut alors que de concert avec Lippmann, il entreprit cette étude. fe Les quatre malades qu'ils ont ainsi traité n’ont présenté aucun accident. Le bleu a calmé les douleurs dans les névrites, les névralgies, les affec-

tions rhumatismales, mais Sans toutefois mo- Mary | ATP

Es TOO difier les processus inflammatoires. De ces faits observés, ces auteurs concluent que le bleu est un ‘médicament nerveux agissant surtout contre la douleur et si on le compare à l’antipyrine, on constate qu'il est aussi actif età moindres doses. Combemale et François, à l'exemple d'Erhch et de Lippmann, ont entrepris des recherches dans le même sens. Ayant administré le bleu à des animaux, ils ont pu se rendre compte de certains : effets qui se sont produits. Chez le chien par exemple, ils ont-observé des troubles gastro-intestinaux avec coloration intense des vomissements, des fèces et des urines. Le cobaye a présenté des phénomènes musculaires peu intenses au-dessous de trois décigrammes par kilo de poids du corps, et par de l’assoupissement avec résolution musculkure au-dessus de ce chiffre toxique. À l’autopsie de ces animaux, la plupart des organes, le foie; le rein exceptés, étaient colorés en bleu. Les centres gris, du cerveau, mais non les fibres blanches pas plus que les nerfs périphériques, présentaient la même coloration.

Ayant donné cette substance comme analgésique, Combemale et François l’ont administré toujours avec succès dans les névralgies simples, les névrites et le rhumatisme articulaire aigu.

Dans tous ces cas la douleur disparaissait

LATE deux heures après l'absorption et ne reparaissait qu'au bout de huit heures.

L'emploi du médicament ne s’est jamais accompagnéde phénomènes concomittants génants.

Les urines seules étaient colorées en bleu, même quatre jours après la prise etleur volume étaitun peu diminué. Le seul désaccord qui existe entre ces auteurs et Erlich, porte seulement surla constatation de la coloration du cylindre-axe, par cette substance et sur la modification ainsiobtenue de l'exagération morbide des fonctions sensitives du nerf.

Les expériences entreprises par Brandeberg, Edouard et Hugonenq sur l’action bactéricide du bleu de méthylène, ont pu les convaincre du fait suivant. C’est que cette substance à l’exempledes autres couleurs d’aniline, empêche le développement des microbes etatténue leur virulence, mais la vitalité des germes n’est influencée que lorsque l’on emploie des solutions concentréeset que l’on prolonge le contact,

Gaillard sans nier l’action anesthésique du bleu de méthylène, ne se montre pas favorable son emploi, car il le considère comme pouvant déterminer à de hautes doses, des vomissements et provoquer même de l’albuminurie.

Il ajoute que si, dansdes circonstances variables

Loi = et sans qu’on puisse préciser les indications thérapeutiques, il procure le calme et la sédation des douleurs, il ne peut soutenir lacomparaison avec l’analgésine qu'il lui préfère.

Mais c’est surtout pour combattre les fièvres

paludéennes que le bleu de méthylène a été employé. |

Erlich et Guttmann ayant constaté que cette substance avait la propriété de colorer les plasmodies de l'impaludisme, l’administrèrent dans tous les cas de fièvres palustres, et obtinrent d'excellents résultats, sans déterminer d’autres phénomènes, accessoires désagréables que du ténesme vésical et de la polyurie qu'il fut facile de combattre. Or, la suite de lacommunication faite par Erlich et Guttmann, Laveran reprend et contrôle les expériences de ceux-ci.

Il injecte le bleu àdes pigeons à ladosede deux centigrammes, et1l peut constater qu'après ces injections, les hématozoaires contenus dans le sang de ces animaux, n étaient nullement modifiés. | |

Il expérimente alors sur deux individusatteints de fièvre palustre et il obtient un résultat négatif.

Ses conclusions sont alors formelles, car il nie absolument l’action de cette substance sur l’hématozoaire du paludisme, mais il reconnaît que

son administration ne peut avoir aucune action secondaire fâcheuse.

Huddleston, de New-York, reconnaît au bleu une actjon anti- malarique. Il a traité trois petites filles dont le sang avant l'emploi du médicament était riche en plasmodies, qui disparurent dès que la substance fut absorbée.

Le résultat des recherches thérapeutiques personnelles de Boinet et Trintignan, ne concorde pas avec celui de Laveran. En effet, ces auteurs qui ont administré le bleu n’ont eu qu’à se louer de son emploi.

La plupart de leurs observations ont été re-

cueillies dans les hôpitaux de Marseille et les malades en traitement n'ont présenté ni troubles digestifs ni ténesme vésical. Lesurines seulement étaient plus abondantes, colorées en bleu et elles ne contenaient ni cylindres, n1 albumine.

Il a été plus efficace dans les accès de fièvre de date récente et il en a diminué le nombre et l'intensité chez les rachitiques.

Pendant son séjour dans l'Inde, Trintignan a pu constater sur lui-même l’action du bleu, puisqu'il a pris avec succès deux grammes dans le cours d’un accès pernicieux, et ce n'est que par l’usage quotidien de 0.50 pendant 20 jours, qu'il

a été débarrassé de ces accès qui avaient résisté à .

la quinine.

Rudish et Einhort ont appliqué le bleu de méthylène au traitement des tumeurs malignes inopérables, et les insuccès qu'ils ont éprouvé, le leur ont fait abandonner.

Donnec essaye à nouveau le bleu, contre les épithéliomas cutanés superficiels et lui reconnaît grâce à son pouvoir antiseptique, et pénétrant des plus marqués, une action élective sur les tissus morbides. Telles sont en résumé les propriétés physiologiques et.thérapeutiques du bleu de méthylène, qui sont à peu près semblables à celles des autres couleurs d’aniline. Il nous reste maintenant à entrer diréctement dans notre sujet, et voir de quelle facon cette substance se comporte dans les affections gonococciques.

Du BLEU DE MÉTHYLENE DANS L'URÉTHRITE ET LA VAGINITE BLENNORRHAGIQUES

1 Uréthrite blennorrhagique aiguë

Dans une série de recherches sur l’atténuation des divers microbes par le cristal violet, Boinet en 18% ayantremarqué que ceux-ci ne donnaient point de cultures prospères, eut le premier l'idée d’administrer le bleu de méthylène à l’intérieur et en-injections uréthrales dans le traitement de la blennorrhagie. Les malades qui furent soumis à cette nouvelle médication leur donnèrent des résultats sérieux et Von der Muhl, à peu près à la méme époque, obtint les mêmes succès en employant le médicament soit à l’intérieur et en injections pour différents cas de blennorrhagie aiguës ou chroniques.

L'année suivante, c’est-à-dire en 1893, Richard d’Aulnay à la maison de correction à Saint- Lazare, repritdans le service duquelilétatinterne une série de nouvelles recherches dontil a donné le compte rendu dans le Bulletin général dé Thérapeutique médicale etchirurgicale. Une centaine

de femmes blennorrhéiques et une seule blennorrhagique ont été soumises au traitement par le bleu de méthylène à la dose de deux cachets de 25 centigrammes par jour et en l’augmentant pour les malades qui prenaient ces cachets sans difficultés. Les résultats qu'il a retiré ainsi de l’ädministration interne seul du bleu chez les blennorrhagiques, ne sont pas merveilleux, mais cependant ils sont très notables, 1l fait remarquer aussi que dans le cas unique de blennorrhagie aiguë ou le gonocoque est moins ancré que dans la blennorrhée, l'essai a été couronné de succès au bout de 15 jours. De toutes les malades qui ont absorbé par la voie buccale le bleu de méthylène, aucune n'a présenté de phénomènes génants comme l'avait remarqué Guttmann dont les sujets avaient présenté du ténesme vésical et de la rétention d'urine.

Seules quelques femmes n’ont pu supporter le bleu qu’elles vomissaient dix minutes après chaque ingestion,mais toutes les fois que ce faits’est présenté le traitement a été immédiatement supprimé. Peu satisfait des résultats de la médication interne, Richard d’Aulnoy se retourne vers la médication directe ét pratique, chaque jour des

injections uréthales et vésicales avec 5 à 10 cenmètres cubes d’une solution de bleu de mé-

LL Vogel thylène et l'emploi de cette solution amena une disparition assez rapide de l'écoulement.

I résulte pour nous de l’ensemble des faits que nous avons recueilli, que l'emploi du bleu de méthylène se recommande spécialement dans les affections blennorrhagiques à causede sonaffinité

particulière pour le gonocoque, qui se colore rapi-

dement et d'une façon intense, alors même que l’on emploie des doses extrémement diluées. La puissance de pénétration et de diffusion de cette substance est telle que non-seulement elle fixe les cellules libres de l’urèthreettue ainsile gonocoque, mais encore pénétre une épaisseur assez grande de tissu dans lequelelle peut atteindre l'agent pathogéne. Le bleu colore de même une foule d’autres micro-organismes quientretiennentles uréthrites chroniques alors que le gonocoque a disparu complètement du canal urinaire.Les solutions aqueuses les plus concentrées n’ont jamais produit de réaction inflammatoire dans le canal et de plus cette substance ne présente aucun des inconvénients du nitrale d'argent ou du sublimé. On sait surtout que ce dernier, pour peu que la dose employée, soit un peu forte peut déterminer des uréthriteschroniqueset mème des hémorrhagies uréthrales qui conduisent presque fatalement aux rétrécissements.

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Mais dans ces cas malheureux il faut tenir compte de la prédisposition individuelle, car il n'est pas fréquent de voir survenir des complications alors que les doses employées sont extrèmement faibles.

Etant donné ces avantages, le bleu de méthylène a-t-11réalisé dans la pratique les expérances que la théorie avait fondé sur lui tout naturellement. Cette substance a été fréquemment employée en 1893 à la clinique des voies urinaires du docteur Desnos et elle n’a été abandonnée qu'à cause de certains inconvénients qu'elle présentait, tels que ceux de tacher le linge et les doigts de l'opérateur. C’est la seule raison qui lait fait descréditer aux yeux du publicet du praticien, car on verra que si eile ne s’est pas montrée fort supérieure au nitrate d'argent et au permanganate, son action n’a point été non plus inférieure à ces deux médicaments. Les observations que nous publions dans ce travail se rapportent toutes à des cas heureux de guérison et elles ont été du reste choisies de facon à donner une idée complète de ce qui se passe lorsque l’onemploiele bleu de méthylène en injections uréthrales. Untableau statistique qui leur est adjoint fait la part des succès et des insuccès.

Quant au traitement par lui-même, il varie

suivant que l’uréthrite est aiguë ou chronique, car, dans le premier cas, il est nécessaire de faire des grands lavages à canal ouvert avec des solutions faibles, tandis que dans les autres, les injections doivent être pratiquées à canal fermé, en employant des solutions beaucoup plus concentrées.

En ce qui concerne les uréthrites aiguës nous n'auronsen vue que celles qui sont dues au gonocoque, car à celles-là seules s'applique la première méthode à cause de la grande affinité du germe pathogène pour la substance colorante.

Dans tous les cas que nous avons traité, l'examen bactériologique de la sécrétion n'a Jamais été négligé, et toutes les fois que nous avon rencontré un agent pathogène, autre que le gonocoque, tel que le staphylocoque ou une bactérie, nous avons eu recours à la méthode employée comme pour les cas chroniques.

De quelle façon devons-nous procéder lorsqu'un malade porteur d’une uréthrite aiguë vient nous consulter. |

Il faut avoir soin au préalable, de faire l’examen des sécrétions, c’est-à-dire de rechercher le gonocoque, d’abord par le bleu de méthylène et ensuite par la méthode de Gramm. Lorsque la présence de l'agent pathogène se trouve

ADR reconnue, que le canal soit douloureux ou non,il ne faut pas hésiter à pratiquer d’embléeles grands lavages, mais seulement en employant des solutions extrêmement faibles suivant le procédé que nous allons indiquer.

Dans les cas très douloureux, il sera utile de prescrire pendant quatre ou cinq jours de grands bains prolongés et d’administrer par la voie buccale, le salol à la dose de 4 grammes et cela en quatre cachets de un gramme chaque. Le salol, parson dédoublement en acide phénique, assure l’antisepsie urinaire, et d’autre part a aussi une action analgésique assez marquée. On obtiendrait ilest vrai, les mèmes effets en ordonnant le bleu de méthylène à l’intérieur, l’action anesthésique et bactéricide de cette substance ayant été suffisamment reconnue, soit pour calmer les phénomènes douloureux,soit pour rendre stérile l'urine des sujets qui ont absorbé ce médicament. Il n’est pas inutile de rappeler ici les recherches de Einhorn. qui a pu conserver pendant trois semaines sans qu'elles se décomposent et sans donner naissance à descolonies microbiennes de l’urine provenant de sujets quiavaient absorbé 50 centigrammes de bleu de méthylène. Ce fait avait du reste conduit l’auteur employer cette substance dans deux cas de cystite et de pyélite et les

résultats qu'il obtint, furent éminemment favorables.

C'est souvent pours’être soustraits volontairement à cette partie du traitement antiphlogistique que certains malades, souvent par économie. ont continué à endurer de cruelles souffrances. Les autres phénomènes douloureux, tels que les érections nocturnes, seront combattus avantageusement par le bromure de camphre, les lavements laudanisés et les suppositoires au chlorhydrate de cocaïne.

Quant aux lavages, ils seront faits avec la solution suivante : | |

Bleu déméthylère. 1.110,25 centrer.

Eaudistillée ou bouillie. 1000 gr.

Le malade achètera une poire en caoutchouc d’une contenance de 100 centimètres cubes, qu'il remplira de liquide. Puis se plaçant debout audessus d’une cuvette ou d'un récipient quelconque il introduira l’embout d’un centimètre au plus dans le canal de l’urèthre. Ensuite 1l poussera doucement la solution, mais sans pincer le méat urinaire, de façon à ce que le liquide puisse refluer librement et sortir sans exercer de pression uréthrale. On fait passer à chaque fois, dans le canal, lacontenance de deux poires de liquidele matin, à midi et le soir. En se conformant àce pro-

cédé, on n'atteint que le canal antérieur qui seul est malade, et l’on n’a point à redouter de faire pénétrer dans l’urèthre postérieur, des principes septiques qui n’y sont point. On peut dans certains cas, mais il n’y a pas beaucoup d'avantage à le faireaugmenter le titre de la solution destinée aux lavages.

Lorsque l'écoulement est presque tari ou qu'il n'existe plusqu'une légère goutte, soit le matin soit le soir on pourra prescrire lusage des balsamiques, tels que le copahu et le santal, à la dose de 10 capsules par jour et les lavages seront réduits à un seul. Malgré cela 1l est prudent de continuer le traitement pendant encore dix jours même si la goutte ne se montre plus et que le malade paraisse guéri. Ce n'est qu'au bout de ce temps qu'on suspend alors touttraitement, mais toutefois en recommandant au malade de revenir se faire examiner une semaine après, car il est nécessaire de rechercher dans l'urine s’il n’y à point trace de filaments. Si ceux-ci font défaut c'est que la guérison est complète, mais dans le cas contraire on fait revenir le malade le lendemain en lui recommandant surtout deretenir ses urines. Après avoir lavé le canal à l’eau boriquée on fait uriner le patient et de la présence ou de l'absence de nouveaux filaments on peutconcelure

que ceux que l’on avait constaté, dans la précédente séance provenaient, soit, de l’urèthre antérieur, soit de l’urèthre postérieur.

Le traitement de l’uréthrite devra être complété par quelques instillations, au nitrate ou au bleu de méthylène que l’on fera suivant les cas, soit dans l’urèthre antérieur ou postérieur et il suffit en général de trois ou quatre instillations.

On retrouvera du reste ce procédé thérapeutique dans les cinq observations types de guérison qui figurent à la fin de ces chapitres.

Dans ces cas la durée des grands lavages a varié suivant les malades de six jours à trois semaines, tandis qu'avec le permanganate ordonné suivant le même procédé la guérison estsurvenue entre 19 jours et quatresemaines. Commeon peut s’en convaincre on voit donc que le bleu de mé-. thylène auraiteu sur le permanganate un léger avantage. |

En jetant un coup-d’'œil sur le tableau statistique ci-dessous, on se rendra mieux.compte de ce que nous avançons. : |

OU

Malades traités par le bleu à 0,25 pour 1000.

oo,

Je Ê Durée Guérison pres LE ; par les ment Insuccés jours Trois RTE lavages | terminé F ta a semaines seuls |. par ] ou plus instillations * FER ?

2 10 Grue RHONE Non compris lies insuccès TT ————————. |

IT. URÉTHRITE CHRONIQUE

Dans les urèthrites chroniques ou les uréthrites subaiguës qui constituent la majeure partie des écoulements sans gonocoques,et dansicelles où on en trouve encore, soit seuls ou associés à d’autres germes pathogènes le bleu de méthylène, n’a pas été administré de la même facon. En effet, les grands lavages à faibles doses se sont montré insuffisants pour amener la guérison, le contact avec la muqueuse malade n'ayant pas été assez prolongé et la solution employée top peu concentrée. Ces insuccès n’ont rien qui doivent nous étonner, car l'on sait que dans ces cas l’urèthre postérieur est toujours plus ou moins atteint et qu'il fallait songer à recourir à un autre procédé. C’est du reste ce que nous avons fait et voici ce que nous conseillons.

Chez les sujets qui présentent des écoulements

assez abondants, subaigus indolores avec ou sans gonocoques, on devra ordonner des injections

que le malade pourra faire lui-même à l’aide d'une Mary 3

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seringue et en se servant dela solution suivante : Bleuide méthyle esse Por Eau distillée ou bouillie. . 1000 gr.

On introduit ainsi cinq centimétres cubes dans le canal antérieur, puis on pince le méat urinaire de facon à empêcher le liquide de sortir, et de prolonger ke contact avec la muqueuse malade pendant au moins cinq minutes. r

Ce n’est que lorsque l’écoulement scra complètement tari que l’on pourra alors prescrire l'usage des balsamiques, mais il seranécessaire pour achever la guérison de pratiquer dans l’urèthre antérieuret postérieur, une ou deux instillations au bleu de méthylène ou au nitrate d'argent.

En ce qui concerne les instillations au bléu de méthylène, quoiqu'elles se soient montré légèrement inférieures à celles faites au nitrate d'argent, si l'on consulte nos statistiques, elles ont du moins donné ce résultat, c'est que leur action a été absolument-indolore. |

Il est assez fréquent de ‘constater lorsque l’on pratique des instillations avec le nitrate des phénomènes extrêmement douloureux, de Pinflammation et -même des hémorrhagies uréthrales.

Dans le tableau ci-dessous nous donnons la statistique des uréthrites chroniques qui ont été

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