‹ Du bleu de méthylène dans le traitement de l'urétrite et de la vaginite blennorrhagiquesChapitre 9 sur 14 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Les observations que nous publions etqui nous ont été communiquées par M. Prédal, chef de clinique du D' Desnos, sont assez intéressantes.

Le malade dont il est question dans l’observation T présentait une uréthrite aiguë qui avait résisté au traitement abortif pratiqué au début aves le sublimé et le permanganate et qui céda, grâce à l'emploi du bleu de méthylène employé par la méthode des grands lavages à canal ouvert. La guérison fut obtenue en un mois. . |

Si nous consultons les autres observations d’uréthrites aiguës nous verrons que la durée du traitement a varié de 15 jours à un moissans dépasser ce temps.

Les observations d’uréthrites chroniques ne sont pas moins intéressantes que les premières.

En effet, le premier de ces malades dont l'histoire est relatée dans l'observation VI.était affecté outre son uréthrite chronique, de rhumatisme blennorhagique qui avaitattaqué les articulations

métacarpo-phalangiennes. Grâce à l’administratration du bleu à l’intérieur, les douleurs rhumatismales cédèrent en 8 jours et la guérison de l’uréthrite fut obtenue à la suite d’une série d'insüllations au bout d’un mois.

Mais de tous ces malades, celui qui a présenté le plus d'intérêt, est sans nul doute l'individu dont il est parlé dans l’observation XIII.

En effet, dans ce cas, ou tous les traitements habituels que l’on avait essayé pour le guérir de son affection ,avaientéchoué, le Bleu de méthylène employé seul amena la guérison. Comme on le voit,ce cas est assez particulier à cause de la servilité spéciale que présentait ce malade pour le médicament.

Les observations IX et X se rapportent à des vaginites purulentes d'origine blennorhagique et que nous avons traités avec succès par le bleu de méthylène en tamponnements faits dans le culde-sac postérieur.

OBSERVATION I. (Clinique du Docteur Desnos)

Blennorhagie aiguë. Traitement par le bleu de méthylène en grands lavages, guérison.

Plaz..., 85 ans, limonadier. (25 juin 1893).

Antécédents personnels. Kthylisme.

Première blennorhagie à 20 ans, assez sérieuse qui a duré six mois.

Deuxième blennorhagie en septembre 1884, qui a duré un an et depuis cette époque, le malade à conservé une goutte pendant deux ans.

Le 25 juin 1893, ce malade se présente à la clinique avec un écoulement peu abondant qui date de trois jours. Il avait pratiqué cinq jours avant le début de son affection un coït douteux.

Depuis trois ans, il n’avait pas vu de goutte chronique le matin.

L'examen du pus fait par la coloration au bleu de méthylène et la décoloration par la méthode de Gramm a révélé la présence de nombreux gonocoques.

21 juin. On tente le traitement abortif au moyeu des grands lavages au sublimé à doses croissantes de 1/20000 à 1/10000. |

Premier lavage. Pas d'amélioration.

22 juin. Deuxième lavage qui reste sans résultat Pécoulement allant en croissant.

24 juin. On donne alors le traitement habituel avec le ‘permanganate de potasse à 0,25/1000 à canal ouvert. On prescrit trois grands lavages par jour avec deux cents

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