ÉTAT FT
ie,
Se or er QCe e SE CNP ES dr nt SE Ter La Em * A
- 49 — F grammes de liquide chaque fois. Trois grammes de salol sont donnés aussien cachets de un gramme chacun.
10 juillet. L’emploi du permanganate n'ayant point amené de modifications de l’écoulement, on institue alors le traitement par le bleu de méthylène en solution a 1/1000. Deux grands lavages à canal ouvert de chacun 200 grammes de liquide sont pratiqués le matin etle soir.
18 juillet. L’écoulement ayant diminué d’une façon notable, on ordonne les balsamiques, dix capsules de santal par jour.
24 juillet. L’écoulement est long, mais on conseille au malade de continuer encore le traitement à cause des nombreux filaments que contenait son urine.
29 août. On ne constate pas trace d'écoulement, maisil y a toujours des filaments.
On pratique l’exploration ; du canal et on trouve un retrécissement, n°17.
Le toucher rectal nous montre une prostate grosse dure, carrée.
On fait alors avec les béniqués des séances de dilatations que l’on répète tous les deux jours et que l’on fait suivre d’instillations au nitrate d'argent à 20/0.
La guérison est enfin obtenue au bout de huit séances. Le malade n’a pas été revu depuis.
Ad
OBSERVATION IT. (Clinique du Docteur Desnos)
Blennorrhagie aiguë. Traitement par le bleu de méthylène en grands lavages, guérison.
Gour..., à Paris. Coiffeur, 27 juillet 1893.
Antécédents vénériens, Deux blennorrhagies antérieures soignées. La première en 1890 fut traitée par le
permanganate et guérit rapidement. La seconde en 1892
fut soignée à {la clinique à l'aide du permanganate de
potasse en grands lavages dans le canal antérieur seulement. La guérison s’obtint facilement au bout de trois semaines. (Ce malade revient nous trouver pour une
nouvelle blennorhagie aigue qui date de huit jours. Il
présente un écoulement abondant et verdâtre.
L’examen bactériologique du pus nous révèle la présence de nombreux gonocoques associé à d’autres boctéries.
Traitement. En employant le même système qui consiste à faire des lavages à canal ouvert pour n’atteindre que l’urethre antérieur, nous prescrivons une solution de bleu de méthylène a 1/1000. Trois lavages dans la journée de chacun 150 grammes de liquide.
/ L’écoulement est lent au bout du huitième jour et pour achever le traitement, nous ordonnons les balsamiques, cinquante capsules de santal dont 8 par jour,
Le malade reste guéri.
Il a été revu en 1895 à la clinique ou 1l venait nous
consulter pour un chancre induré. Il n’a plus constaté
d'écoulement et son urine n’a jamais présenté de filaments.
We ANEURE
OBsERvVATION III. (Clinique du Docteur Desnos)
Blennorrhagie aiguë. Lavage au bleu de méthylène. Guérison.
Costa. P., 24 ans. Etudiant (24 aout 1893).
Ce malade chez lequel on ne relève aucuns antécédents vénériens se présente à la clinique avec une blennorrhagie datant d’un jour. L’écoulement est assez abondant et les douleurs, pendant la miction, extrèmement vives
L'examen bactériologique du pus pratiqué par le bleu et
la méthode de Gramm a révélé la présence de nombreux gonocoques.
Traitement. Bleu de méthylène à 1/1000. Deux lavages par jour à canal ouvert sont faits a l’aide d’une poire en caoutchouc d’une contenance de (00 centimètres cubes. On emploie 200 c. à chaque lavage. Les douleurs se trouvent rapidement supprimées dès le troisième jour du traitement.
Au bout du quinzième jour, l'écoulement étant complètement tari, on prescrit l'usage des balsamiques, cent capsules de copahu à raison de dix par jour.
Le malade est revenu quinze jours après la fin du traitement. La guérison s’est maintenue et l’on ne voit pas de traces de filaments dans les urines.
OBSERVATION IV (Clinique du docteur Desnos).
Uréthrite aiguë. Lavages au bleu de méthylène Guérison.
Pest... 20 ans, étudiant. (Aout 1893).
Malade soigné à la clinique, il y a 6 mois pour une blennorrhagie qui fut traitée par les grands lavages à canal ouvert avec le permanganate de potasse à 0,2511000. La guérison survinten trois semaines.
Il revient nous trouver pour une nouvelle blennor-
rhagie qui date de six jours. L’écoulement est abondant.
verdâtre, et les douleurs qu’il éprouve en urinant sont excessivement vives.
L'examen du pus pratiqué par le bleu et la méthode de Gramm nous a révélé la présence de nombreux gonocoques.
Traitement. Lavages à canal ouvert avec une solution de bleu de méthylène à 111000.
Trois lavages de 200 grammes chacun sont faits le matin, à midi etle soir. Salol, 3 grammes en trois cachets.
Les lavages ont été continué pendant trois semaines et au bout de ce temps, l’écoulement était tari. On termine le traitement par les balsamiques, 100 capsules de santal à raison de dix par jour.
On examine alors les urines dans lesquelles on constate la présence de nombreux filaments. Le toucher rectal pratiqué nous montre que la prostate a été atteinte par l'infection.
res N | . .
Nous faisons alors tous les deux jours des instillations au nitrate d'argent à 2 O[0 et nous constatons la dispari-
tion entière des filaments au bout de douze instillations,
OBSERVATION V (Clinique du Docteur Desnos).
Uréthrite aiguë, Traitement par le bleu de méthylène en grands lavages.Retrécissement traité par les dilatations suivies d’instillations au nitrate. Guérison.
Chap..., 46 ans, comptable, 14 octobre 1893.
Ce malade soigné antérieurement, à la clinique pour uhé uréthrite aiguë et un retrécissement, nous révient porteur d’une nouvelle blennorrhagie datant de 15 jours et qu’il a seulement traitée par les balsamiques.
Traitement. Lavage au bleu de méthylène à canal ouvert avec une solution à 0.501000. Trois lavages par jour, chacun contenant 200 grammes de liquide.
29 octobre 1893. Quinze jours de traitement, peu de modifications dans l’écoulément.
14 novembre. Diminution de l'écoulement.
16 novembre. Cette diminution de Pécoulement s’accentue, on prescrit les balsamiques à la dose de 10 capsules de santal par jour.
24 novembre. Peu d'écoulement.
28 novembre. L’écoulement est lent.
L’exploration du canal nous montre un retrécissement laissant passer des bougies, 14 à 18.
2 décembre. Dilatation suivie d’instillations au nitrate d'argent à 2 OO.
4 décembre. Dilatation.
V7 ee
6 décembre. Dilatation.
8 décembre, Dilatation.
10 décembre. Dilatation.
Après douze séances de dilatations suivies d’instillations au nitrate d'argent en solution de 2 à 5 010, le malade ne présente plus de filaments dans ses urines et peut être considéré comme guéri.
OBSERVATION VI. (Ulinique du docteur Desnos)
Uréthrite chronique et rhumatisme blennorrhagique. Instillations de bleu de méthylène. Bleu à l’intérieur en cachets. Guérison.
Sauq..…, 29 ans, télégraphiste (juillet 1893).
Antécédents personnels. Deux blennorrhagies.
Ce malade vient nous trouver pour une troisième blennorrhagie dont le début remonte à deux mois. Il à été traité à l'hôpital Necker, par les tisanes, les bains, le copahu, mais il ne lui a rien été fait dans le canal.
Il y à huit jours, il a ressenti de violentes douleurs rhumatismales dans les articulations métacarpo-phalangiennes et rétro-calcanéennes. La fièvre était légère au début. À son entrée à la clinique, nous constatons un léger écoulement par l’urèthre qui, âu dire du malade, se réduit à quelques gouttes dans la journée. Le toucher rectal nous permet de diagnostiquer une prostatite légère portant sur le lobe droit.
L’examen de la goutte est fait au point de vue bac. tériologique et nous montre outre des gonocoques, quelques streptocoques.
Ségo LT URL © |) LE
RQ TES
Traitement. Nous commençons par faire le lavage de l’urèthre antérieur avec une solution boriquée à 5°/:, puis ensuite nous pratiquons des instillations de bleu de méthylène dans l’urèthre antérieur et postérieur, suivant le procédé habituel que nous avons décrit précédemment.
Pour combattre le rhnumatisme blennorrhagique, nous donnons à l’intérieur à la dose de 4 cachets par jour et en 4 fois, du bleu de méthylène associéau salol, d’après la formule ci-dessous :
Salol, 1 gramme.
Bleu de méthylène, 0,02 centigrammes.
Au bout de huit jours, nous cessons l’administration de ce médicament, les douleurs rhumatismales ayant complètement disparues.
Nous obtenons la cessation de l’écoulement après douze instillations faites tous les deux jours. Au bout de ce temps, nous explorons le canal et nous ne constatons que quelques inégalités au niveau du cul de sac du bulbe.
Après une série de dilatations avec des béniqués de 45 à 55, le malade de s’étant plus représenté, nous sommes en droit de le considérer comme guéri.
OBSERvATION VII (Clinique du‘docteur Desnos). Uréthrite chronique. Instillation avec du bleu de mé-
thylène à 5 +. Guérison.
Larch..., 23 ans, armurier (août 1893). Comme antécédents personnels, notons une blennorrhagie en novembre 1892.
no ee
Ce malade vient à la clinique pour une goutte chronique qui date de l'é époque de son uréthrite aiguë et pour laquelle, jusqu'à ce jour, il n’a subi aucun traitement. (21 août 1893).
L'examen bactériologique de la goutte nous montre, outre des corpuscules de pus, des bactéries, quelques staphylocoques, mais point de gonocoques.
L’exploration du canal est RE au point de vue des rétrécissements. d
Le toucher rectal nous montre la dé atteinte
chroniquement.
L'examen des urines nous a permis de reconnaitre de nombreux filaments.
Traitement (23 août). Nous faisons, à l’aide due solution de bleu de méthylène à 5%, des instillations dans l’urêthre antérieur et dans le canal postérieur.
Dix gouttes sont portées dans l’urêthre prostatique et deux centimètres cubes dans le canal antérieur.
Le malade tient sa verge pincée pendant cinq minutes pour laisser écouler le liquide du canal antérieur, sans toutefois uriner afin de ne pas chasser le bleu contenu dans l’urèthre postérieur. La vessie ayant préalable- . ment était vidée, nous recommandons au malade de ne nt uriner avant une heure.
Ces instillations, que nous avons répété tous les deux
jours, ont amené la guérison au bout de dix séances.
Mary 4