Fr. Baudry, Gramm. comp. 111 et
2. Je parlerai plus loin de la substitution de f et de v aux spirantes dentales, résultant de la transformation de la gutturale. V. Liv. III, ch. II.
quadragintâ — baranta id. —
quatuor patru roum. battor id. —
quindecim — bindeghi id. —
qui a que — quimbe id. —
De même gu suivi d'une voyelle fait place à b, ainsi :
anguillam inguinam linguam sanguinem
limbe roum.
ambidda s. log.
imbena id.
limba id.
sambene id.
On trouve également la gutturale vélaire, suivie d'une seule voyelle ou, en roumain, d'une consonne dans le groupe et, remplacée par une labiale, ainsi :
acucleonem —
âcuclam —
"avicam —
cattum —
battu s. log.
colligere —
boddire id.
cultellum —
bultedduià.
facluram fepture roum. —
lecticam leptice roum. —
De même avec la
sonore b :
gulam
gustuni
*gutteum
awillon s. b.
aweie w.
awe w.
leftice roum.
bula s. log.
bustu id.
buttiu id.^
Dans le groupe gn le seul où, étant suivi d'une consonne, il se transforme, gdi même fait en roumain place à m, la résonnante labiale, par exemple :
lignum signum
lemn roum.
semn id.
La palatale, — la sonore du moins, je n'en connais point d'exemple pour la sourde, — a subi des transformations analogues ; ainsi :
gelare
gelu
generum
belare s. log.
belu id.
benneru id.