En sicilien preco donne aussi, avec j = ij, preju
2. Sclineller. Die roman. Mimd, von Tirol. — Ascoli. Archiv. glott. \, pass.
Il faut ajouter à cette liste les mots où se trouvent les groupes et ou es, lesquels changent ordinairement e en i en portugais, en provençal et en français ; ainsi :
lat. factum port, feito sex (secs) seis
prov. fait franc, fait
seis sis Y., etc. K
Après 0 et a la gutturale persiste, en s' affaiblissant en sonore, en provençal, ainsi fogal et non foyal, jogar et non joyar, verruga non verruya ; en français, elle peut se résoudre en y {i), indifféremment dans tous les cas ; il en est de même dans les dialectes ladins.
Vi provenant de la transformation du c médial a disparu en provençal, en ladin et surtout en français dans un grand nombre de mots, où il était précédé d'un i étjmologique, et il semble dès lors que le e y soit tombé purement et simplement ; mais l'ancienne langue permet souvent d'en retrouver la trace; c'est ainsi que les formes miga et miya {mija P. Meyer) qu'on rencontre dans le Boèce (v. 11, 180 et 189), nous permettent de reconstituer la série des transformations du latin micam dans son passage au roman :
micam, m.ica, miga, m,iya, mia, mie.
De même plier et prier n'ont point conservé de trace du c de plicare et precare, mais on le retrouve sous Yi de pleier {ple-i-er) et de preier [pre-i-er), formes que nous donne la Cantilène de Sainte Eulalie, et dont la première s'est d'ailleurs conservée avec le changement de ei en oi dans le français moderne ployer. On ne peut donc pas dire qu'il y a eu, dans ce cas, chute véritable du c.
Nous avons vu qu'à la fin des mots c persiste en provençal, en roumain et en ladin, parfois aussi en français ; mais le plus souvent dans cette dernière langue, et quelquefois même en provençal, il se change en i; ou bien encore en u. Je parlerai plus loin de cette dernière transformation ; quant à celle du c eni, il n'est pas toujours facile de la constater ; dans les mots qai ont un i avant le c, en effet, on ne saurait dire souvent si le c est tombé simplement, ou bien si Yi devenu final représente à la fois Yi étymologique et un i secondaire provenant de l'afiaiblissement du c ; cet i apparaît du moins aussitôt que la voyelle qui précède le c est a, et forme avec elle la diphthongue