ACTION PHYSIOLOGIQUE DU CAFE CRU
Il me reste, pour compléter cette étude physiologique des préparations de café, à ajouter quelques mots relatifs au café :^M. LeS'^cfSélB'^de o^ui<K^i «ont assez différents de ceux du café
torréfié, ce qu'expliquent assez bien l'absence du principe aromatique et la présence du tannin. Sauf de légères nuances dues à ce dernier principe^ ils sont identiques à ceux de la caféine^ que nous venons d'étudier. Dans mes expériences, il m'a semblé que la décoction de café cru avait une action nauséeuse plus prononcée que Tinfusion de café noir ou le citrate de caféine, mais j'ai tout lieu de croire que cet efiet est dû uniquement au goût fade et à l'odeur désagréable de ce liquide, goût et odeur qui rappellent assez exactement ceux de l'eau dans laquelle on a fait cuire des lentilles. En se reportant aux tracés 7 et 8, on peut voir, par l'augmentation de tension qu'indique le dernier, que Taction du c^é cru sur les vaso-moteurs est assez énergique. Enfin la diurèse m'a paru plus énergiquement produite par cette préparation que par les autres préparations caféiques que j'ai expérimentées, ce qui tient sans doute à la synergie d'action de la caféine et de l'acide cafétannique.