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Du cancer de la colonne vertébrale

La g'éaéralisation du canqer esl cerlainement une des" questions les plus obscures de la patholog-ie (1). Pour la résoudre, il faut avant tout éviter l'hypothèse et recourir à l'observation exacte des faits.

L'étude des niasses secondaires de la colonne vertébrale nous ayant conduit à des résultats que nous croyons nouveaux, il était naturel d'en rapprocher celle des masses primitives. C'est ce qui nous a eng^ag'é à envisag^er dans son ensemble l'histoire du cancer de la colonne vertébrale.

A part les observations de M. Cruveilhier {Anal. patholog. du corps humain) et un fait intéressant de M. Gawriloff [Wïirzburger medic. Zeitschrift. , 1863, B. IV), on peut dire que tous les travaux ayant directement trait au cancer de la colonne vertébrale sont de date récente.

M. Cazalis avait remarqué la fréquence des masses secondaires de la colonne vertébrale chez les malades qui succombent à l'affection cancéreuse ; il avait aussi observé la coïncidence de ces mêmes masses avec le cancer du sein ; enfin leur siég'e tout spécial à la rég'ion lombaire lui avait permis de soupçonner la cause de certains phénomènes nerveux sur lesquels son successeur à la Salpêtrière a surtout attiré l'attention.

(1) Si nous conservons l'expression de cimcor c'est faute de pouvoir en donner une meilleure pour désip;rier les tumeurs cjui ont une tendance constante à l'envahissement , récidivent la plupart du temps, quand on les opère, et peuvent se généraliser à une certaine époque de leur développement, ce qui ne préjuire rien sur leurs caiactères analomiques.

M. Gharcot s'est efforcé de spécifier le mécanisme et la nature des altérations du système nerveux et a cherché à caractériser les manifestations qui en dépendent , en proposant la dénomination de Paraplégie doulourevse. En outre, dans une communication faite à la Société médicale des hôpitaux ( séance du 22 mars 1865 ), il a consig-né : d'une part, les remarques de M. Cazalis , de Tautre le résultat de ses propres investig'ations.

Depuis cette époque, un certain nombre de faits ont été présentés à la Société de biologie , soit par M. Gharcot lui-même, soit par ses internes MM. Gornil , Bouchard et Gotard.

A ces premiers travaux nous avons pu ajouter de nouveaux faits recueillis dans le service de M. Gharcot , ce qui nous a permis de donner plus de développement encore à l'anatomie patholog"ique.

Nous sommes heureux de lui témoigner ici toute notre reconnaissance.

Nous devons ég^alement remercier M. Gazalis et M. Verneuil des documents pleins d'intérêt qu'ils ont bien voulu nous communiquer.

Nous prions M. Vulpian, dont nous avons eu plus d'une fois à apprécier l'extrême obligeance, d'accepter l'expression de notre gratitude pour les observations qu'il a mises à notre disposition.

G'est aussi avec bonheur que nous saisissons l'occasion de rappeler tout ce que nous devons à notre excellent maître M. Oilier; gTace aux études antérieures entreprises sous sa direction, nous avons pu aborder ce point particulier de la pathologie du système osseux.

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