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u’éprouve le malade, il conserve assez longtemps l’expression naureilede la face, un certain embonpoint, et l'intelligence jusqu’à fin.
Dans X hypertrophie hépatique simple , on ne trouve presque auun des symptômes propres au cancer : troubles faibles ou nuis de i digestion; point d'ictère, d’ascite, d’œdème ni de fièvre. Quand e foie acquiert un grand volume et qu’il renferme des kystes ydatiques ou simples , la marche de la maladie est si lente, qu’on ic saurait lui comparer celle du cancer.
La cirrhose offrirait plus d’un symptôme analogue , si Ton n’a- [aitpas assisté au début de l’affection ; l’épanchement de la sérosité In est le premier et le seul signe pendant longtemps. Les malades onservent de l’appétit et digèrent assez bien; l’ictère ne se montre ue rarement et à la fin de la maladie. D’ailleurs la percussion , ratiquée de bonne heure, ne fait reconnaître aucun changement le volume ; les sujets n’éprouvent pas les douleurs que l’on observe, différents degrés, dans le cancer; enfin la durée si longue de b cirrhose ne ressemble pas à celle de cette dernière affection.
La cholécystite et les concrétions biliaires ne pourraient sonner que pour un temps court le cancer hépatique. Dans la première, il douleur est limitée à la vésicule , sans augmentation de volume lu foie, sans trouble marqué de la digestion ; elle donne lieu presque immédiatement à l’ictère, parce que la présence des calculs Sans les conduits d’excrétion en est la cause presque constante. Les bncrétions biliaires excitent des douleurs vives et paroxystiques , les vomissements et l’ictère ; puis, après un temps très-court, les balades reviennent à la santé , sans avoir offert de mouvement fébrile. Dans le cancer, tous les accidents affectent une marche aipué, persistent pendant plusieurs semaines, s’accompagnant de lèvre et de Irouble marqué de la digestion; tout l’organe acquiert In volume anormal.
| Cancer de l’estomac. Ce ne sont pas les maladies du foie qui limulenl le plus le cancer ; les productions organiques de i’estoli§c , du duodénum , du mésentère , s’en rapprochent par plus d’un lymptôme. Supposons l’existence d’un cancer de l’estomac ou du luodénum sans tumeur : le malade digère mal, a des douleurs au Ireux de l’estomac, vers le foie ; il vomit des matières muqueuses , |es aliments ou de la bile, souvent des matières noires composées e sang altéré ; mais il n’a pas cette anorexie insurmontable des
cancéreux, point de ces douleurs s’irradiant dans tout le côté droit et dans le dos. Il maigrit avec une promptitude extrême; sur son| visage, sc dessine le sillon naso-labial, qui ne manque pas de valern et qu’on ne retrouve pas dans le cancer du foie. Que le praticien! tienne compte surtout de la marche et de la durée des symptômes,! et la difficulté diagnostique sera bien vite aplanie. En effet, le can-j cer gastrique, maladie essentiellement longue, avec ses améliora-! tions et ses rechutes fréquentes, ne ressemble pas à la lésion hépa-j tique, qui s’avance d’un pas variable, mais toujours continu et] souvent rapide, vers une terminaison funeste. Dans le cancer hépatique, la marche aiguë du mal, la fièvre continue ou exacerbante, la! violence des douleurs, servent de caractères essentiels ; les vomis-] sements s’y montrent à de rares intervalles et sont purement sympathiques. Dans le cancer de l’estomac, point de fièvre; dou!eur«| faibles, nulles, ou provoquées par la digestion seulement; tandis] que dans celui du foie, elles s’exaspèrent d’une façon intermittente ! sans cause appréciable. L’ictère, l’ascite, et l’œdème des membres] inférieurs, ne se montrent pas chez les sujets dont l’estomac ou h duodénum seuls sont cancéreux, ou bien alors ils servent à marquei l’extension du mal au mésentère.
Cancer rétro - péritonéal. On est plus embarrassé , quand ij s’agit de décider si la tumeur que l’on sent à l’épigastre a sa racim dans les ganglions du mésentère ou dans le foie. Ordinairement U cancer rétro-péritonéal s’annonce de bonne heure par une douleu sourde dans le ventre, au creux épigastrique ou dans le dos, à 1; hauteur des dernières vertèbres dorsales, par une tumeur situéi profondément, et qui, d’abord peu distincte, se dessine plus nette] ment à mesure quelle avance vers la paroi antérieure du ventre par l’ictère et l’ascite, lorsqu’elle comprend le repli gastro-hépal tique; et si à ces symptômes viennent s’ajouter la fièvre, l’hémor rhagie nasale , le profond dégoût pour les aliments, l’ictère, etc.) c’est que le cancer a envahi la glande biliaire.
Je dois insister sur les signes diagnostiques de ces différente! maladies , parce qu’elles sont pour le médecin , même le plus con sommé dans son art, une source de continuelles perplexités. L’in certitude du diagnostic influe peu, il est vrai, sur le pronostic et su le traitement, qui sont à peu près les mêmes dans tous les cas; ce pendant, comme il importe toujours d’arriver, dans un but seienti tifique , à une précision qui peut avoir dans l’avenir des résultat
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favorables, on ne saurait trop engager les observateurs à examiner itlentivement les symptômes et leur mode d’enchaînement, surtout [uand il s’agit d’une affection obscure et encore mal déterminée.
Traitement . — Je ne dirais rien du traitement, qui est complètent inefficace, si je ne croyais pas que certaines médications peuvent accélérer la marche du mal , et doivent être soigneusement évitées ; je citerai particulièrement les déplétions sanguines , aux- [uelles j’ai eu recours plusieurs fois, dans le but sinon d’arrêter, du îoins de ralentir, la marche du mal. Cet espoir a été déçu ; il m’a [emblé que l’affaiblissement dans lequel tombent les malades est luisible , et , dans tous les cas , je n’ai pas vu résulter de ce traitent la moindre diminution dans les phénomènes morbides. Du [este, les saignées sont très-mal supportées par les malades, et on est (bligé d’y renoncer très-promptement.
J’ai tenté, dans plusieurs cas, l’usage des mercuriaux à l’intérieur, )us forme de calomélas , seul ou associé au savon , à l’extrait de iguë, et à l’extérieur en frictions, uni à l’extrait de belladone; je |’ai remarqué aucun effet bien sensible après l’emploi de ces médiiments.
Lorsque le ventre se remplit promptement d’une grande quan- |té de sérosité, doit-on recourir de bonne heure à la ponction du intre? Je crois cette opération plus nuisible qu'utile; elle ne peut l’accélérer la mort des sujets, et n’apporte qu’un soulagement trèsissager aux souffrances des malades. Plus encore, s’il est possible, le tous les autres cancers des organes, celui du foie ne laisse aucun fpoir de guérison, et si le diagnostic a été bien porté, l’arrêt fatal rononcé par le médecin s’accomplira tôt ou tard.
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