‹ Du cancer et de ses caractéres anatomiquesChapitre 9 sur 39 · V. CORMIKi · texte numérisé non relu

V. CORMIKi

6° Le carcinome mélanique ;

7° Le carcinome papillaire ;

8° Le carcinome alvéolaire.

Paulicki décrit en outre à part : Le cancroïde, les tumeurs perlées, le sarcome, qui renferme pour lui plusieurs espèces différentes, entre lesquelles se trouvent les tumeurs fibro-plastiques, les tumeurs à myéloplaxes et à médullocelles des auteurs français.

La division de Paulicki peut être facilement simplifiée, car, ainsi que nous le montrerons dans le courant de notre description, le carcinome papillaire n’est pas une variété distincte ; le télângieclode peut être considéré comme une sous-variété de l’encéphaloïde , et le carcinome mélanique appartient tantôt au cancer dur, tantôt au cancer médullaire, tantôt au groupe des tumeurs fibro-plastiques. Le carcinome alvéolaire rentre aussi dans le cancer colloïde.

Pour nous, voici la classification à laquelle nous nous sommes arrêté après mûre réflexion, et qui nous servira de guide dans celte étude analytique.

Tout d’abord les tumeurs comprises dans le groupe du carcinome et du cancroïde ont pour caractère commun d’être constituées en majeure partie par des éléments semblables à des cellules épithéliales existant à l’état normal, et, en raison de ce caractère essentiel, nous leur donnerons le nom de tumeurs épithéliales .

Mais ces cellules sont libres les unes par rapport aux autres; elles sont polymorphes, sphériques, en raquette, etc., et elles sont contenues dans des mailles alvéolaires, constituées elles-mêmes par du tissu conjonctif dans toutes les variétés du carcinome. Au contraire, dans le cancroïde de la peau et des muqueuses, elles sont engrenées ou soudées les unes aux autres, comme dans un tissu épithélial normal ; elles sont toutes régulièrement disposées et égales entre elles dans leur disposition, qu’elles affectent Informe de papilles ou de cavités acineuses. On peut donc diviser les tumeurs épithéliales en deux genres : le carcinome et le cancroïde.

Les variétés du carcinome seront déterminées par les variations relatives de la trame et des cellules, par les modifications particulières que peuvent subir ces deux parties constituantes de la tumeur. Ainsi l’épaisseur des cloisons et la petitesse des alvéoles où sont contenues les cel-

Iules caractériseront le carcinome à trame épaisse, cancer fibreux ou squirrhe. Nous aurons comme sous-variétés du squirrhe, le squirrhe commun , le squirrhe ossifiant dans lequel la trame est ossifiée, et le squirrhe colloïde par places .

Le cancer médullaire est au contraire caractérisé par la prédominance de ses cellules sur la trame toujours mince, et parfois même réduite aux vaisseaux. Les alvéoles sont plus grands et la tumeur plus molle. Les sous-variétés du cancer médullaire ou encéphaloïde seront : Y encéphaloïde commun , le carcinome liêmatode ou télangiectode , dont les vaisseaux présentent des dilatations multiples, le carcinome mélanique, le chloroma (tumeurs de coloration verte observées dans le cerveau), et l’ encéphaloïde dont une partie est en transformation colloïde.

Nous regardons enfin comme une variété distincte le carcinome alvéolaire ou colloïde , parce qu’il peut revêtir cette forme d’emblée et se généraliser avec la même apparence dans les différents viscères. Cette variété est caractérisée par la modification colloïde (vésiculcuse) de ses cellules et une altération analogue de sa trame.

Les variétés du second genre des tumeurs épithéliales ou cancroïdes sont au nombre de deux principales :

1° Le cancroïde à épithélium pavimenteux, dans lequel les cellules peuvent s’agglomérer en forme de papilles ou d’acinî, et subir la transformation cornée. (globes épidermiques) ou la transformation colloïde, ce qui formera autant de sous-variétés.

2° Le cancroïde à cellules cylindriques, dont les éléments subissent aussi parfois la dégénérescence colloïde.

Les caractères essentiels de cette division des tumeurs épithéliales (1) sont résumées dans le tableau suivant :

(1) Nous ne donnons ici que les tumeurs épithéliales regardées cliniquement comme cancéreuses. Nous mentionnerons plus loin les tumeurs bénignes de ce groupe, par exemple les adénomes et les petites tumeurs de la dure-mère et du cerveau, qui sont formées de cellules analogues à l’épithélium des veines ( gliome de Virchow).

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