‹ Du Cancer et de ses caractères anatomiques (volume 2)Chapitre 11 sur 17 · XXVII · texte numérisé non relu

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ouleuses séparées les unes des autres par de longues papilles parallèles entre elles et contenant des vaisseaux. Celte couche, quia de 2 à 5 millimètres d'épaisseur, est une ahération de la muqueuse, ainsi qu'on peut s'en assurer par sa continuité dircclc avec la muqueuse voisine et par sa situation au-dessus des couches musculcuses. Ces cavités folliculeuses, examinées à un grossissement de 200 diamètres, se présentent, soit sous forme de tubes allongés (6, fig. 18), soit de cercles (e, fig. 18), soit de figures elliptiques, suivant que la coupe est parallèle, perpendiculaire ou oblique, relativement à leur direction. Partout ces longues cavités folliculeuses sont tapissées par une couche de Tépithélium cylindrique régulier, que nous venons de décrire. Ces cellules s'implantent directement sur la paroi, sans rinterposition d'une membrane propre hyaline glandulaire; elles se forment en quanti té considérable et subissent des altérations telles que le passage à Tétai graisseux et à l'état vésiculeux; elles laissent à leur centre une lumière vide ou canal ; les follicules s'ouvrent directement à la surface ulcérée.

Dans un cas de cancroide à cellules cylindriques ulcéré du rectum, toute la surface ulcérée était villeuse et hérissée de papilles couvertes d'épithélium cylindrique. Aux bords de l'ulcération la couche glandulaire de la muqueuse était hypertrophiée. Audessous de cette couche des glandes, de même qu'au fond de l'ulcération, existaient des cavités nouvelles tapissées de cellules cylindriques; de la paroi de ces cavités végétaient des papilles recouvertes ellesmêmes par des cellules cylindriques. La figure 19 représente une coupe de cette tumeur au niveau du bord de l'ulcération.

Il est très-probable, d'après la disposition des cavités folliculeuses qu'on trouve sur les bourgeons de la tumeur avant son ulcération, et d'après la nature de leur épilhélium, que ces cavités ne sont autres que

FlG. 18. — Cancroide à cellules cylindriques. (Grossissement de 200 diamètres.) -— a. Cellules cylindriques détachées.

— - 6. Cavité foUlculeuse vue suivant sa longueur. — c. Cavité semblable vue BUT une section transversale. Toutes Bont tapissées par une couche de cellules cylindriques.

des glandes en tube hypertrophiées, sans membrane hyaline, et dont l'épithélium est lui-même en hypergenèse. Mais là ne se borne pas le processus morbide, car il se forme bientôt dans le tissu conjonctif de b muqueuse et dans ses différentes tuniques des cavités tapissées par

FiG. 19. — Gancroïde à cellules cylindriques. (Grossissement de 80 diamètres.) — Qyg, Glaudes en lubes hypertrophiées. — p. Papilles libres à la surface ulcérée ou végétant sur la paroi de cavités h. Les papilles et la paroi des cavités sont tapissées par les mêmes cellules cylindriques.

des cellules cylindriques et hérissées de papilles comme dans le cas précédent. Le tube digestif peut ôtre lui-même perforé, et nous avons vu, par exemple, une perforation de la cloison recto-vaginale. Les ganglions du voisinage et môme des organes éloignés de la tumeur primitive peuvent être le siège de semblables productions.

Le suc laiteux et abondant de ces tumeurs est dû à ce que les cellules cylindriques très-nombreuses qui le constituent ne sont pas mainte* nues en place par des parois glandulaires et peuvent se déplacer en toute liberté.

Telles sont les tumeurs à cellules cylindriques, que leur gravité et leur apparence à simple vue ont fait ranger dans Tencéphaloîde par la majorité des anatomo-pathologistes, et que l'étude microscopique permet de rapprocher du cancroïdo à cellules pavimenteuses.

Nous avons dit au commencement de ce mémoire que nous ne décrivions pas comme variété distincte le cancer papillaire. Nous pouvons justifier celte manière de voir maintenant que nous connaissons les diffé-

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