‹ Du cancer primitif de l'appendice et en particulier du cancer primitif de l'appendice herniéChapitre 7 sur 13 · ES · texte numérisé non relu

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traînent pas de réaction locale. Tels sont les cas que M. Claude classe dans la forme latente.

Dans cette forme, très fréquente, rien n’attire l’attention sur l’appendice. Le malade meurt d’une affection quelconque et l’on est surpris de trouver à l’autopsie un appêndicite enflammé ou en forme de massue dans lequel l’examen histologique décèle du cancer.

Dans d’autres cas, c’est un malade qui arrive à l’hôpital pour de la bacillose intestinale et qu’on opère ; on est surpris de trouver un appendice déformé, augmenté de volume, qui ressemble à un appendice chroniquement enflammé : l’examen microscopique montre un cancer à son début. C’est une femme atteinte de salpingite tuberculeuse chez laquelle on découvre au cours de l’opération un appendice néoplasique. C’est une femme atteinte de rétroversion adhérente de l’utérus. Pendant qu’on fait une hystéropexie, on trouve que l’utérus adhérait en arrière à un appendice que l’examen microscopique révéla cancéreux.

Le cancer de l’appendice, même de forme latente, peut se révéler par une réaction péritonéale à l’occasion d’une inflammation ou d’une autre manifestation morbide ou fonctionnelle.

C’est le cas de la maladie dont parle Elis. Hurdon (observation rapportée dans la thèse de M. Claude) : Excellente santé jusqu’à la naissance d’un premier enfant ; à partir de cette époque apparaissent des douleurs dans les parties basses de l’abdomen, douleurs qui sont mises sur le compte d’une rétroversion utérine. A cette première affection vient s’en joindre une autre, un rein mobile, qui complique l’histoire

clinique de la malade ; mais les deux lésions sont nettement individualisées. On décide de pratiquer une hystéropexie et c’est au cours de cette intervention que l’on trouve l’utérus fixé en arrière par des adhérences solides; les annexes sont saines, et c’est un examen plus attentif du petit bassin qui fait découvrir la cause de cette péritonite pelvienne qui a pour point de départ l’appendice plongeant dans le cul-de-sac de Douglas; son aspect déformé, la présence dans son canal d’une concrétion fait penser à de l’appendicite chronique latente et l’examen microscopique révèle, en un point, l’existence d'un noyau cancéreux qui obstruait en partie la lumière de l’appendice.

Pas le moindre signe clinique se rapportant directement au cancer; c’est une complication qui amène la découverte de l’affection, jusque-là absolument latente.

La forme avec symptômes d’appendicite est fréquente.

C’est une crise d’appendicite qui ouvre la scène.

Le cas de M. Lecène, rapporté plus loin, est un cas typique. La malade rentre à l’hôpital avec des douleurs dans la fosse iliaque droite, douleurs qui se précisent au point de Mac Burney. Fdle vomit plusieurs fois le même jour. La diète et les applications de glace font cesser les vomissements. Quelques jours après, le ventre est légèrement météorisé ; il y a de la contracture de la paroi au niveau de la fosse iliaque droite, qui est sonore dans toute son étendue.

On porte le diagnostic d’appendicite ; on opère et on enlève un appendice et son méso rempli de nodosités dans lesquelles le microscope décèle du cancer.

Nombre d’observations sont comme calquées sur la précédente.

Le cancer de l’appendice se présente encore parfois sous la forme de péritonite par perforation, comme dans le cas de J. -II. Wright ( Boston medical and surgical journal , 1898).

Une observation de Pauchet ( Gazette médicale de Picardie , mai 1900) nous fournit une transition entre la forme à symptômes d’appendicite et la forme néoplasique.

Une femme de 63 ans, qui n’a jamais souffert du ventre, est prise subitement de symptômes péritonéaüx avec douleurs localisées au niveau de la fosse iliaque droite.

On porte un diagnostic d’appendicite, puis, en examinant plus complètement la malade, on perçoit une masse ronde, très nette, qui fait penser à un kyste ovarique à pédicule tordu. A l’ouverture de l’abdomen, on trouve, en effet, un kyste, mais il s’était développé aux dépens de l’appendice, que l’examen histologique montra porteur de lésions cancéreuses.

La forme à généralisation néoplasique plus ou moins grande est un peu fantaisiste.

Quand un malade arrive à l’hôpital avec tous les phénomènes de généralisation cancéreuse, iln’estguère possible d’affirmer si la lésion de l’appendice est primitive ou secondaire.

Un cas de Beger ( Berlin , Klini. W och) nous montre une propagation d’un adéno-carcinome de l’appendice à la peau et au tissu sous-cutané, amaigrissement prononcé et ganglions.

On peut toujours admettre, clans des cas comme celui-là, l’hypothèse du siège primitif de la tumeur sur l’appendice, mais ce n’est là qu’une hypothèse.

Nous n’insisterons pas davantage sur cette forme néoplasique généralisée, car nous sommes incertains du point de départ du cancer.

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