‹ Du cancer primitif de l'appendice et en particulier du cancer primitif de l'appendice herniéChapitre 8 sur 13 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Nous ne parlerons pas du diagnostic du cancer de l’appendice qui ne se révèle par aucun signe.

Ce n’est qu’après l’opération que la forme, la couleur de l’appendice enlevé peut mettre le chirurgien sur la voie et le décider à faire un examen microscopique.

Le diagnostic du cancer primitif de l’appendice, n’est qu’un diagnostic histologique.

C’est pour cela qu’il y a un gros intérêt scientifique à faire systématiquement l’examen histologique de tous les appendices enlevés par le chirurgien.

Dans le cas où par hasard l’opération n’aurait pas été assez large et que l’examen histologique aurait conclu à un cancer, le chirurgien aurait toute liberté de pratiquer une seconde opération et de dépasser les limites de sa première intervention en supprimant tous les tissus qui pourraient lui paraître suspects.

Le traitement est exclusivement chirurgical. Il consiste dans l’ablation large de l’appendice et de son méso, surtout au cas où, comme dans une observation citée plus loin, il présente des nodules suspects dans son épaisseur.

Etant donné, la fréquence beaucoup plus grande qu’on ne le supposait deS'Cancers de l’appendice, il y a

lieu toutes les fois qu’on pratique une opération dans le voisinage du cæcum, dans les cœliotomies pour maladie de l’appareil génital de la femme en particulier, de faire l’examen de l’appendice et de l’enlever toutes les fois qu’il présente une altération apparente quelconque. Ajoutons que puisqu’il est prouvé que des crises d’appendicite peuvent faciliter le développement d’un cancer sur l’appendice, il serait bon d’enlever systématiquement cet organe quand il a été le siège d’une ou plusieurs poussées inflammatoires.

Les résultats immédiats de l’opération sont bons. A part un cas de Lejars où la récidive fut rapide et survint trois mois après l’intervention, nous trouvons nombre d’opérés depuis deux ans, quatre ans et même neuf ans, qui n’ont pas eu de récidive.

Quant aux résultats éloignés, ils sont trop peu nombreux pour qu’on puisse établir définitivement la valeur de l’opération.

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