‹ Du Cancer Primitif de la PlèvreChapitre 4 sur 13 · CHERE | REA · texte numérisé non relu

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il les estimait d’ origine tuberculeuse et n ot pas encore songé au néoplasme.

Laënnec, en 1817, retrouve ces épanchements ; il décrit quelques pleurésies hémorragiques tuberculeuses, mais attribue aussi quelques pleurésies DÉC AEMRE au cancer.

Si nous en croyons Blumenthal, Trousseau aurait été le premier à attirer l'attention des médecins sur les pleurésies hémorragiques comme signe du cancer.

Pour lui, en effet, toute pleurésie hémorragique est tuberculeuse ou cancéreuse.

À Trousseau revient l'honneur d’avoir nettement formulé les indications et le manuel opératoire de la ponchon de la poitrine.

Barth insista beaucoup, lui aussi, sur l’hémorragie pleurale et en fit an excellent symptôme du cancer de la plèvre.

À cette époque là, d’ailleurs, plusieurs médecins négligeant tout à fait la pleurésie hémorragique tuberculeuse, voulurent faire de l'épanchement sanguin un signe pathognomonique du cancer de la plèvre.

Cette conception de l'épanchement pleural fut bien vite abandonnée d’ailleurs.

Jusqu'en 1870, on ne distingue pas le cancer primitif de la plèvre, du cancer secondaire.

En 1870, Wagner décrit histologiquement une néoplasie qui aurait débuté par les vaisseaux el les fentes lymphatiques de la plèvre.

À partir de cette époque, nous trouvons de nombreuses observations de cancers de la plèvre. La plupart sont secondaires (pleuro-pulmonaires) généralement, quelques-uns néanmoins paraissent primitifs.

Tous d’ailleurs sont des trouvailles d’autopsie et plus

NE ADR AES tard seulement nous verrons des diagnostics de cancer de la plèvre posés au cours de la maladie. |

Des cas de néoplasmes primitifs sont cités par À. de la Ménardière, en 1874; par Darolles, en 1877; par R: Moutard-Martin, en 1878, qui étudie cliniquement les manifestations cancéreuses primitives ; par Bœhme, en 1880; par Vinet, qui dans sa thèse,*en 1883, expose un cas personnel d'épithélioma primitif de la plèvre; par Collier qui, en 1885, publie une observation très précise que nous lui empruntons; par Dieulafoy, en 1886; par Frœnkel, en 1892.

La thèse de Brunati, en 1895, isole les sarcomes primitifs.

Dans les thèses allemandes de Teixeira de Mattos et de Gebhardt, en 1894, les auteurs admettent que le point de départ de la néoplasie se trouve bien dans les voies lymphatiques, mais que tous les éléments du tissu conjonctif contribuent à la formation du néoplasme, d’où le polymorphisme des lésions.

Vergely publie, en 1896, sa thèse sur l’hématome néoplasique de la plèvre et précise les origines de cet épanchement. |

Benda, en 1897, voit une néoplasie pleurale s'étendre en surface et très peu en profondeur. [l en fait un épithélioma.

Mademoiselle Krierer, sous la direction du professeur Dieulafoy, fait, en 1899, une étude sur la pleurésie non hémorragique dans le cancer pleuro-pulmonaire.

En 1902, Gutman cite des observations de tumeurs pédiculées de la surface pleurale.

Enfin Bloch, en 1905, rassemble dans sa thèse si documentée, une foule d'observations de cancers primitifs et üre de tous ces cas une description clinique excellente.

Dior)

À l'heure actuelle, le cancer primitif de la plèvre n'est plus une trouvaille d’autopsie.

Nous nous sommes eflorcé de mettre en relief dans cet historique l'évolution de nos connaissances sur le cancer primitif de la plèvre.

La pleurésie hémorragique cancéreuse, d'abord confondue avec la pleurésie hémorragique tuberculeuse, s’éloigne bientôt de cette dernière.

Plus tard, une scission se produit entre le cancer pleural primitif et le cancer pleural secondaire.

Et en dernier lieu, nous voyons les auteurs séparer le sarcome pleural primitif de l'endothéliome pleural primitif.

L'étude clinique des néoplasies primitives pleurales s’enrichit à chaque instant de faits nouveaux, mais hélas, nous devons constater avectristesse que le traitement n’a fait aucun progrès.

Il était palliatif, il y a cent ans; il l’est encore aujourd'hui, et le médecin est encore impuissant devant cette maladie.

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