‹ Du Cap au lac NyassaChapitre 17 sur 46 · PROVISIONS POUR LES CAFRES · texte numérisé non relu

PROVISIONS POUR LES CAFRES

8 sacs de riz.

4 sacs de haricots.

4 sacs de pois.

15 chèvres.

En tout : 650 kilos.

MM. Smith et Jones avaient à peu près le même équipement en linge et effets que moi, plus deux fusils de

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chasse et quelques livres. Tel était notre bagage, pesant trois mille cinq cents kilos et qui atteignait le maximum de ce que le chariot pouvait porter. Ce poids était même trop fort, comme nous l’avons souvent vu par la suite.

Tous les préliminaires étant achevés, j’endossai le costume que je ne devais plus quitter jusqu’à mon retour en France. Ma tenue de voyage a toujours été la suivante : chaussures solides, souples et légères, pantalons courts, chemise de flanelle sans manches; casque; jambes et bras nus. C’est le costume le plus commode en Afrique : l’expérience me l’a démontré. La chaleur et la marche rendent insupportables n’importe quelles guêtres, bottes ou jambières; ceux qui en portent y renoncent bientôt s’ils ont à marcher. Les jambes n’étant pas protégées par le cuir, les épines du chemin useraient un pantalon par jour : il vaut donc mieux ne les couvrir que jusqu’aux genoux; la peau s’habitue aux épines et à tout. Il en est de même des bras.

Plus tard, la misère et la vie de chasseur rendirent ce costume encore plus sommaire; mais à cette époque ma garde-robe était neuve.

Mes compagnons étaient vêtus de même, et c’est ainsi que nous quittâmes Prétoria, le 10 mai, à deux heures de l’après-midi, après avoir pris congé de nos amis.

Selon mes calculs, je devais être à Séna, sur le Zambèze, dans les premiers jours de juillet, c’est-à-dire au bout de quarante à quarante-cinq jours.

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