‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 105 sur 211 · Cf. Maspero, La tahh d'offrandes, p · texte numérisé non relu

Cf. Maspero, La tahh d'offrandes, p

point (lo viio pratique, do la parenté des l’ites divins et des rites funéraires et de la divinisation des morts : nous verrons aussi au chapitre suivant, quelle organisation sociale une pareille conception imposa à l’Égypte.

Le repas olTort au dieu par le roi se composait en outre des pièces des victimes déjà immolées au moment de l’d/j ro,

Fig. 48. — Le roi lave l’autel [Abydos, 1, pl. 21).

Fig. 49. — Le roi fait brûler les offraudes sur l’autel {Louxor, pl.

XXXVll).

de «■ tontes les choses bonnes et pures que le ciel donne, que la terre crée, que le Nil apporte de sa cachette ' ». Dans

1. C’est la formule ordinaire des stèles funéraires, qu’on appelle le

« proscynème

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Le roi donne l’offrande à Anion-Rà..., à

Osiris, pour qu'ils donnent ce qui sort à la voix, pains, liquides, têtes de bœuf et d’oie, bandelettes, milliers de toutes choses bonnes et pures... que le ciel donne, que la terre crée, que le Nil apporte de sa cachette. » Au registre inférieur des salles ouskhit, consacrées aux offrandes, on voit, dans les temples, les Nils apporter « de leur cachette » une inûnité d’offrandes, ainsi que le dit la formule des proscynèmes, qui est parfois répétée au-dessus du cortège des porteurs (Cayet, Louxor, pl. II, fig. G; cf. Abydos, I, pl. 23). Dans les tombeaux, les défilés de serviteurs chargés d’ofirandes, remplacent les processions des Nils.

les tombeaux le repas du morl divinisé comprenait la même variété de mets, et les listes j^ravées sur les murs des tombes et des temples nous ont conservé le menu interminable que pouvait réclamer un dieu ou un mort (fig. 50),

Les offrandes des temples étaient consacrées et purifiées par le roi dans une des salles ouskhil avant de paraître sur la table des dieux; le roi procédait soit par des jets d’eau lustrale, soit par des fumigations d’encens', ou bien brandissait le casse-tète | dont le « coup » consacrait les offrandes*. Quant au repas du mort divinisé, le rituel dit expressément que « le domestique le faisait passer vers la salle

t. Dans le tombeau, Schiaparelli, II, p. 159 « chapitre de purifier les offrandes (ou la table) avec l’eau et l’encens » ; dans le temple Louxor, pl. XVII, fig. 65, 67, pl. XXXII, fig. 94-95.

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