‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 110 sur 211 · Rituel du culte divin journalier, p · texte numérisé non relu

Rituel du culte divin journalier, p

3. Sur le caractère symbolique attribué à l’offrande de Màït et celui (jui me semble dériver réellement des textes, voir Rituel du culte divin,

4. Les offrandes étaient brûlées sur l’autel à feu {Louxor, pl. LI, fig. 125 ; pl. XXXVII, fig. 128, c’est notre figure 49) et parvenaient au dieu

SOU naos et le sanctuaire par l’eau et l’encens, puis sortait en scellant de son cachet, imprimé sur terre sigillaire, les portes du naos*. Dans le tombeau, neuf « amis » (smiroii) prenaient la statue du mort (({u’ils appelaient « le dieu ») dans leurs bras et la portaient vers nu naos, on on la déposait parfois dans une barque semblable à celle des dieux En ouvrant les portes du naos, on entonnait l’hymne « les portes du ciel s’ouvrent, etc... » que chantait le roi quand il entrait au sanctuaire divin ^ On purifiait le sol, comme dans les temples {sa ta ^ ooo î* ^ J pour le douer lui aussi do charmes magiques, et « on laissait le dieu reposer dans sa demeure «

( ..-0-1 Q ^ ) ^- O’était la fin du service sacré. On

pouvait célébrer aussi ces rites pour les dieux, car on les trouve mentionnés dans un rituel du culte d’Osiris-Sokaris ®.

Après cette étude rapide dos rites du culte divin, on arrive à une double conclusion. Celle-ci d’abord : le culte que le roi doit à ses pères les dieux est le même que dans toutes les familles du commun le lils rend à son père. — Cette antre enfin : le roi, par le fait que ie père dans chaque tombeau est élevé au rang de dieu, devient prêtre du culte familial au même titre que prêtre du culte divin ;en tant que dispensateur de t«us les biens sur cette terre, le roi doil le repas

dans la fumée qu’il saisissait de ses deux mains (cf. Kilue.l du culte divin, p. 119). On a retrouvé un grand autel à feu dans le temple de Deir el Baliari. Mention de la combustion des offrandes est faite parfois dans les calendriers des fêtes divines (Brugsch, DreiFestkalender, pl. II, 1. 9). Pendant l’àp ro, la bouche du dieu goûtait déjà aux offrandes.

1. Inscription de Piankhi, I. 104-f05 (éd. De Bougé, p. 60-61).

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