Stèle de Piankhi, 1. 100-105 (éd. de Rougé, p
3. Stèle de Piankhi, 1, 105 (éd. de Rougé, p. 61). Cf. notre fig. 53.
4. La pierre de Palerme mentionne, pour le compte des rois des dynasties archaïques, la célébration de plusieurs des fêtes qui figurent aux calendriers des temples de l’époque classique ou gréco-romaine (voir articles de Naville, Recueil, de trav.). Une de ces fêtes avec le sacrifice des prisonniers apparaît déjà sur la palette de Narmer, à Hléraconpolis (cf. Capart, La Fête de frapper les Anou, ap. Revue de l’His~ toire des Religions, t. XLIII). Les temples gréco-romains nous montrent la célébration des fêtes par les Ptolémées et les Césars; à üendérah
on voit l’empereur Trajan danser ^ devant les dieux (L. R., IV, pl.
vivantes » ‘ des morts. On purifie le sol par des libations et l’on donne des olîrandes aux morts; parfois, comme à Edfou, un service sacré complet est consacré aux « âmes » des défunts.
Lors de la grande fête d’IIorus, dès le début, le cortège divin s’arrêtait à une « première station ». « Là, on disposait des offrandes pour les âmes ^ AAAAAA ^
savoir une grande quantité de pains, de vin, de têtes de bœufs et d’oies, et de toutes bonnes choses ; on mettait sur le feu des autels et on présentait quantité d’offrandes. Les hiérogrammates ef les officianfs lisaient les chapitres de « présenter les offrandes »..., et l’on chantait par quatre fois: «Voici venir celui qui crée par la voix (Horus)..., depuis qu’il a pris possession de sa dignité..., les Ames vivantes de cette demeure sont (solidement) établies sur leurs places car elles ont vu le maître des dieux ; les préposés à la nécropole sont dans la joie. Et les prophètes de la procession doivent exprimer par de nombreuses paroles la joie qui pénètre les âmes vivantes (des morts)'. » — Ces gratifications générales des nécropoles n’excluaient pas les faveurs particulières : on verra au chapitre suivant comment les favorisés d’entre les morts pouvaient être associés à toutes les libéralités de Pharaon envers ses pères les dieux, aux mêmes dates et dans les mêmes fêtes.
C’est ainsi que les rituels des cultes divin et funéraire définissent le principe des obligations filiales du roi envers les dieux ses pères ef envers les morts (jue les rites osiriens font entrer dans la famille royale et divine. Par les cérémonies sacrées le roi rendait la vie aux uns et aux autres ; aussi disait-
on de lui qu’il était « donneur de vie » (^ di ankh) et la formule accompagne sur les tableaux des temples chacune
1, Dendérah, I, pl. 62 à, 1. 1, i, 1. 2.