Pierret, I, p. 4 (A
6. Sur les statues des temples voir aussi Lefébure, Rites Éypiiens,
7. Les formules citées p. 198 proviennent de stèles. Elles sont analogues à celles des statues.
8. A Abydos, il y en avait plusieurs milliers. Tous les musées d’Europe possèdent des stèles provenant d’Abydos, et les dernières trouvées sont énumérées dans le tome III de V Abydos de Mariette. — Voir à ce sujet Maspero, Histoire, I, p. 302-303.
9. D'où la formule si fréquente : « O vous, officiants, prêtres, prophètes qui venez vers cette stèle » (par ex. R. 1. H., p. 10).
VII. Pour la participation du mort divinisé aux offrandes di vines, la présence d’un monument à son nom dans le temple n’était d’ailleurs pas indispensaMc. La faveur du roi ou du dieu savait atteindre au dehors du temple ceux qu’elle distinguait. De nombreux textes de toutes les époques nous apprennent que les favorisés du roi recevaient de lui tout ou partie de leurs tombeaux et que les rations funéraires leur étaient envo)’ées « à domicile » par les soins de l’administration des temples.
Pour les tombeaux, la faveur du roi se distribuait avec des nuances savantes. Suivant la générosité du souverain ou l'importance des services rendus, le favorisé recevait concession perpéluelle de remplacement du tombeau ; ou bien une mission royale lui l’apportait des mines et des carrières des matériaux de choix pour construire l’édifice; tantôt c’était le cercueil, les huiles de l’embaumement, les bandelettes de la momie qui constituaient le cadeau du roi; tantôt une statue « donnée par la faveur du roi « venait orner la chambre funéraire; plus rarement Pharaon prenait à ses frais tout ce qui concernait le choix du terrain, les plans, l'exécution, la décoration du monument, l’installation de la statue'. Que la donation fût partielle ou complète, le bénéficiaire n’en arrivait pas moins au destin envié entre tous, « la condition de féal avec les faveurs du roi ».
. En ce (|ui concerne le service des offrandes, les morts qui n’avaient au temple ni statues ni stèles, n’en étaient point frustrés. Le rituel funéraire prévoit pour tout mort osirien — nous l’avons vu plus haut “ — « des offrandes venues de la salle ous/chit des temples ». Dès les textes des pyramides, on dit au défunt ; « Le roi donne l’offrande, Anubis donne
1. .t’ai cité pour chacun de ces cas les textes nécessaires dans mon étude sur la Condition des féaux, loc. cit., p. 128. La qualité de féal est si envifîe qu’elle entre dans les, souhaits des proscynèmes {ihid., p. 135; ajoutez R. t. II., p. 5).