‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 125 sur 211 · Pierret, I, p. 24 (A · texte numérisé non relu

Pierret, I, p. 24 (A

202 DU CARACTÈnE RELIGIEUX DE LA ROYAUTÉ PHARAONIQUE

sacerdotaux. A chaque date prescrite les prêtres devaient « appeler le nom » du défunt osirien, pour qu’il reçoive sa part des offrandes, suivant les formules étudiées plus haut'; la statue écoutait les chants sacrés®, elle recevait des parures de fleurs et des libations \ on la ceignait de voiles et de vêtements ‘ et parfois, on la dressait sur un pavois pour suivre les dieux dans les processions". Tels étaient les avantages matériels de ceux qui obtenaient de la faveur du roi ou de la permission du dieu l’autorisation d’avoir dans les temples une statue votive®.

Un résultat analogue était obtenu plus facilement, sans besoin d’autorisation royale, et à moins do trais, on dédiant dans un temple une stèle au lieu d'une statue. La stèle portait les mêmes formules que les statues’; le défunt y était représenté aussi, en relief ou en creux sur le champ de la pierre; le plus souvent il reçoit, assis devant la table d'offrandes, les provisions qui lui viennent de la table du dieu. On entassait ces stèles dans les cours, dans les couloirs du temple, ou, comme à Abydos, « près de l’escalier du dieu grand'* ». Les prêtres de tout rang devaient à dates fixes faire le service sacré devant les stèles comme devant les statues®.

1. Ajouter au.\ textes cités p. 198 ceux des statues A, 52 (Pierret, II, p. 38) et A, 51 (Pierret, II, p. 39).

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