Je traduis la formule d’Edfou (Diimichen, pl. LXXXIII
A Abydos, on spécifie que le trône d’Horus est celui d’ « Horus résidant dans son naos et dans la double chambre d’adoration, d’où il guide tous les vivants, comme le soleil, à jamais » (fig. 55).
têto (lu roi*, lui donnait le fluide de vie sa ânkhoii)
et lui rendait sonàme (jiie Sit avait enlevée au corps du Pharaon lors de sa mort osirienne*. A Edfou, on spécifie cjue
« la grande magicienne », c’est-à-dire la couronne, s’est posée aux deux côtés du roi, et lui a amené les dieux de
1. C’est l’expression employée à Bendérah, 1, pl. XI jl ^ ^ el f ^ 0 " embrasser » (fig'. 59).
2. Sur celte action de la couronne, qui s’exerce de mémo façon pour les dieux et les morts, voir Bituel du culte divin, p. 94,’ 100, 126, n. 1. A
Abydos (I, pl, XXIII el XXIV) Thol donne la vie au roi, en même
temps qu'il le couronne (fig. 55).
Lis ROI DIVINISÉ C031ME PRÊTRE
l’« ctcM’nité » (| O |) et de la durée pour les établir à
sa droite et sa gauche'.
Ü. Le roi couronné devait subir une dernière consécration : celle que lui donnait l’enibrasscment du dieu maître du temple où se trouvait la « chambre d’adoration ». Pour arriver auprès du dieu, le roi exécutait la « royale montée vers le sanctuaire » dont il a déjà été question au moment du couronnement; les dieux, qui l’avaient coiffé du pschent, le conduisent parla main pour l’introduire auprès d’Amon,d’llorus, d’üsiris, ou d’Hatlior, Cette procession ne nécessite pas qu’on sorte du pa douaït : à Abydos’, à Karnak, à Dendérah’, à la suite des rites précédents le roi est amené devant une statue de la divinité principale qu’on y apportait ou qui y résidait; il arrive, toutefois, — et c’est le cas àKdfoii' — que ce cortège soit représenté dans une autre salle, celle où l’on célébrait avec plus de solennité les rites analogues de la fête sed. Dans l’un et Tautre cas, le dieu « établissait la double couronne sur la tète du roi » et, le prenant dans ses bras, lui lançait le thiide de vie**. En même temps, Tbot, Safkhitou le dieu principal lui-mème, proclamaient et « établissaient » le nom officiel du roi, inscrivaient à son compte un nombre d’années de vie innombrables ou lui tendaient d’avance l’insigne des fêtes sed que le Pharaon célébrera par la suite Parfois,