‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 140 sur 211 · Voir Karnak et Dendérah, pl. II et üg · texte numérisé non relu

Voir Karnak et Dendérah, pl. II et üg

6. A Karnak (fiitMeî, pl. I) Thot adresse la parole au roi Philippe Arrhidée ;

l’épouse du dieu principal prend le Pharaon dans ses bras et lui donne le sein', pour qu’il telle, avec son lait, la vie divine.

Fig. Cl. — Le roi embrassé et couronué par le dieu, dans le pa douait (L. D., 111, 34).

E. Comme aux jours des fêtes de la nativité et du couronnement, le roi a été couronné, embrassé, allaité par les dieux. Il lui reste à recevoir le repas, complètement obligé de tout service sacré. A Edfou une des parois du douait donne une brève énumération des parfums solides et liquides nécessai-

pour Séti I, il écrit le nom royal et suppute les années (pl. II) ; pour Plolémée IX (Edfou, L. D., IV, 45 f/) il lient à deux mains et lit le rescril qui constate le « couronnement du roi sur le trône d’Horus à la tète des doubles vivants ». A Dendérah, Hathor elle-même (fig. 60) écrit l’acte officiel d’intronisation (genifou) pour Ptolémée .X; à Edfou (L. D., IV, 45 c) Safkliit rédige cet acte pour Ptolémée.

1. AKarnak {Rituel, p\.l]. Pour d’autres exemples de l’allaitement voir ch. II, p. 63. Le plus souvent la scène manque au pa douait; mais les vases de lait qu’on présente au roi pour le repas contiennent le « lait magique sorti des mamelles d’Isis » {Abydos, I, pl. 33, 1. 15 et fig. 63). Voir à ce sujet. Rituel du culte divin, p. 24, n. 2,

LE KOI DIVINISÉ COMME PRÊTRE

Fig. 63. — Le ujcuu du repas servi au roi et

res pour les fumigations et les piirilications préliminaires au repas, ainsi que des vases de lait et de bière qui sont servis sur la labié du roi*. A Abydos% on voit le roi assis devant l’autel, tandis que Thot le convie à prendre les pains et les mets annoncés par la formule du soiiton di hotpoiâ. En général, la scène du repas manque; là où elle existe, elle est très abrégée; dans les rites du pa douait le roi se contentait d’un repas très sommaire.

Parfois les dieux du temple sont associés à la distribution des olfrandcs*; souvent le roi suivi de « son double qui réside dans le pa douait » sacrifie un groupe de prisonniers de guerre par devant le dieu maître du temple Mais ce sont là des scènes exceptionnelles (|ui ne se réalisaient qu’aux jours de grande fête. Le plus souvent les rites du pa douait prennent fin après le repas du roi ou même après la « royale montée ». En somme les purifications, le couronnement et l’enibrassement par le dieu suffisaient à faire du roi un être divin.

111. (Juand le roi sortait du pa douait^ il y laissait un témoin de sa divinité. Les tableaux gravés dans la « chambre d’adoration » nous montrent généralement en même temps que le Pharaon lui-mème, l’image de son « double ». C’est un personnage ayant exactement les traits du Pharaon, mais

1. Dümichen, pl. LXXXIII; au-dessus des offrandes on lit « faire passer (ces) offrandes au roi dans, le pa douait ».

Page 1