‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 152 sur 211 · Cf. ch. III, p · texte numérisé non relu

Cf. ch. III, p

3. A Bubastis (pl. II, 4-8) il y a quatre naos avec l’indication Sud, Nord Ouest, Est; cet exemple est unique. L'hiéroglyphe sed donné par une tablette archaïque d’Abydos (fig. 72) nous montre un pavillon à deux loges et à deux sièges auxquels on accède par un double escalier. Mais c’est plutôt la figure du naos où le roi en personne (ou sa statue), reçoit à la fin de la fête les rites divins, que. celle du naos où on le couronne au début de la cérémonie. Quand il y a deux personnages dans le naos, ils sont tournés dos à dos, et orientés sans doute l’un face au Sud, l’autre face au Nord, Sur les monuments archaïques, on ne voit qu’une statue dans le naos (fig. 71, 73).

4. Il y en a quantité à Bubastis (pl.II);8 àAbydos(fig. 67); pour Soleb cf. L. D., III, 83 c.

240 Dü CAKACTÈRE RELIGIEUX DE LA ROYAUTÉ Eli A R AüNKjUE

breux, et aux desservants du temple s’adjoignent des prêtres délégués par les temples des grandes villes, portant l’insigne caractéristique de leur nome ou de leur dieu ' ; le roi, enlin,

Fig. 72. — Le pavillon archaïque des fêtessedfPetrie , Royal Tombs. 1, pl.

Vlll, 7).

Fig. 71. — Le roi Narmer dans le pavillon des fêtes sed (Quibell, Hierakonpolis, I, pl. XXVI 15).

est suivi de la reine et des enfants royaux, ce ix-ci portés parfois en palanquin®. La procession s’avançait lentement

1. Les prêtres porteurs des statues des dieux de.s grandes villes (Thèbes, Dendérah, Edfou, Ombos, Hermopolis, Abydos, Memphis, ete.), figurent à Bubastis {The festival Hall, pl. VllI-X) et sont parfois désignés par les noms officiels des sacerdoces locaux (pl. IX, Text, p. 22). Il y a aussi dans le cortège des ^'ubiens et des pygmées (Ed. Naville, Text, p. 24 et 31). M. Naville remarque très justement {Text, p. 21) que ces députations de prêtres sont comparables à celles que mentionnent, sous Ptolémée III et Ptolémée V les décrets de Ganope et de Rosette. Ceux-ci viennent de tous les sanctuaires de la Haute et de la Basse-Égypte {Canope, hiér., 1. 3, grec 1. 5; Rosette, hiér. 1.7 {Recueil, t. VII, p. 6), grec I. 7), pour célébrer la panégyrie de la réception de la couronne : ce qui peut s’appliquer à l’une des fêtes du culte royal où l’on renouvelait tous les rites du couronnement.

2. The festival Hall, pl. II. Les enseignes figurent aux fêtes sed de Hiéraconpolis (Quibell, I, XXVI 15} et d’.Vbydos (Petrie, Royal Tombs, I, pl. XIV,

LES GRANDES FÊTES DU CULTE ROYAU

et en bon ordre vers le pavillon ; sur son passage les « amis », les grands dignitaires, les assistants de tout rang, se jetaient lace contre terre ou s’invitaient nuituelleinenl à exorciser le sol pour assurer la garde magique du roi là où il passait*.

Arrivé devant le pavillon, le roi montait successivement dans les deux ou les quatre naos; deux prêtres l'y attendaient, avec les masques et les insignes d’Ilorus et de Sil ou de Nekluibit et d’Ouazit, parfois d’autres divinités, lis déposaient

Fig. 73. — Roi des dynasties archaïques en costume osirieu fUetrie Royal Tombs, II). ^ ’

sur le front du roi les couronnes blanche et rouge -et liaient sous ses pieds le lotus et le papyrus pour symboliser la « réunion des deux terres » samtaouV : par quatre fois l'officiant proclamait que le « Sud était réuni au Nord » ou que le« ciel

9) et d’Abousir(A. Z., XX.XVIII, p. 97). Sur la masse d’armes de Narmer, on reconnaît le palanquin des « enfants royaux » (fig. 71); on le retrouve aussi aux bas-reliefs d’Abousir (A. Z., XX.XVI, pl. I, 3). A Louxor et à Abydos le roi défile seul derrière les enseignes divines.

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