‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 151 sur 211 · Gayet, Louxor, pl. LXVIII-LXXV · texte numérisé non relu

Gayet, Louxor, pl. LXVIII-LXXV

5. Mariette, Abydos, 1, travée du Roi, salles G, D, K, pl. 24-34,

LKS GRANDKS FÈTKS DU CULTE ROYAL

ments. Enfin dans ces dernières années, divers épisodes de la fêle sed ont été retrouvés sur les monuments archaïques d’IIieraconpolis et d’Abydos* et dans le plus ancien temple décoré actuellement connu, celui d’Ousirniri (Y® dyn.) à Abousir. Il

Fig. 67. — Les enseignes divines du cortège de Séti I (Abydos, I,pl. 28 d).

en résulte que les rites de la fête sed sont aussi vieux que la civilisation égvptienne la plus archaïque; d’ailleurs, comme

1. Petrie, Royal Tombs I et II; Quibell, Hierakonpolis, I. Les documents archaïques sur la fête sed ont été signalés dans les comptes rendus de Maspero (Revue critique, 12 novembre 1900) ; Moret(i6id., 21 janvier 1901) ; Foucart (Sphinx, 1901, V, p. 103),

nous le verrons, ils sont restés en usage jusqu’à la fin de la période romaine.

Les cérémonies, qui se répétaient pour le Sud et pour le Nord, semblent pouvoir se diviser de la même façon que celles exécutées dans le 'pa douait : ce sont en effet les mômes rites

Fig. 68. — Le roi part pour subir les rites de la fête sed {Louxor, pl. LXXII).

qu’on exécute dans la salle sed ou dans la « chambre d’adoration »; mais, pour la fête serf, tous les détails extérieurs sont multipliés.

II. A. Au début de la fête, le roi part du sanctuaire (pa our

fig. 68) qui lui est réservé dans le temple. Il a passé par la

« chambre d’adoration », car le plus souvent il n’est pas question de purifications préliminaires du roi avant les rites de la fête serf; aussi faut-il admettre que le roi a subi, dans ]epa douait, les ablutions et fumigations nécessaires avant tout service sacré *. Une fois purifié « le roi se lève dans pa our et prend son chemin pour aller se poser sur le pavillon de la fête

1. Exception faite pour Louxor (Gayet, pl. LXXV) ou l’on voit Toum et Montou purifier le roi.

LES GRANDES FÊTES DU CULTE ROYAL

sed^ ». Ce pavillon était dressé dans l’hypostyle appelée « salle large de la \è\.Q.sed » etqui, nous l’avons vu déjà, servait aussi an couronnement du roi^ Dans un angle on disposait sur une estrade deux naos, parfois quatre’, correspondant au Sud

et au Nord, ou aux quatre parties du monde; l’ensemble formait un pavillon à double ou quadruple place, auquel on accédait par des escaliers.

Le cortège qui y amène le roi ne se compose plus du seul prêtre Anmoulef, des enseignes divines et du personnage royal; les enseignes se multiplient*; les officiants sont nom-

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