‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 154 sur 211 · The festival Hall, pl. II, 8. Cf. supra, p · texte numérisé non relu

The festival Hall, pl. II, 8. Cf. supra, p

2. A Bubastis on voit le roi dans la salle [zrZ] ^ (pl. XXIII,

7-8, cf. fig. 74) ; ailleur.s on dit que le roi « sort derrière » comme Horem-

heb au moment de son intronisation (voir p. 96) ^ ^ (pl. XIV,

3). Il semble que Thoutmès III dans le fragment de L. b., 111, 36 a-b reproduit fig. 84 exécute le rer ha (comparez avec le couronnement d’Hâtshopsitou (fig. 16).

3. Le lancer des flèches existe à Karnak pour Thoutmès III ; voir p. 105, fig. 21. Dans le pa douait d’Edfou, il y a aussi des flèches réservées à cet usage (cf. Dümichen, pl. 83).

4. Le lancer des oiseaux figure lors des fêtes sed d’Osiris(L. D., IV, 57 a) dont il sera question plus loin (cf. p. 104, fig. 20).

LES GRANDES FÊTES DD CULTE ROYAL

^ double couronne, armé des sceptres divins et vêtu d’un manteau collant s’arrêtant à mi-jambe, présentant des ouver- ' tures pour le passage des deux mains : c’est le vêtement cai ractéristique d’Osiris et des dieux osiriens; le roi le porte au , jour du couronnement (fig. 16) et lors des fêtes sed\ Ainsi, là où les rites ànpa douaït rappelaient seulement en abrégé les cérémonies de l’intronisation, ceux de la fête sed renouvelaient en son entier le couronnement royal.

Fig. 75. — Royale montée de Séti I lors de la fête sed [Abydos, 1, pl. 29).

B. Après l’intronisation, la « royale montée » (fig. 75) du roi vers son père le dieu principal du temple, se faisait avec un cérémonial très développé. Dès le début, le prêtre du roi,l.lnconvoquait en assemblée le cycle des dieux du temple représentés sans doute par leurs prêtres porteurs des simulacres divins : pour annoncer la venue prochaine du roi assis sur le trône d’Horus, il leur tenait un discours auquel chacun des dieux répondait brièvement par des souhaits adressés au

1. Le roi est vêtu du manteau osirien sur les figures archaïques d Abydos (fig. 71 et 73) et dans la plupart des figures citées au cours de ce chapitre. Les statues royales des fêles sed sont aussi vêtues de la même façon.

Pharaon*. Celui-ci, quittant la salle des fêtes sed, s’avançait alors vers le sanctuaire, tenu en main par les dieux, précédé des enseignes sacrées et des génies du Sud et du Nord'; derrière le roi, suivait, sans doute, le cortège qui déjà l’avait mené au pavillon du couronnement; mais dans le sanctuaire entiaicïit seuls le roi et les prêtres qui jouaient le rôle des dieux. Là se renouvelaient les^scènes déjà connues ; accueilli

Èig. 76. — Atuou-Uâ embrasse le roi auquel Amouit et Moût donnent les insignes des fêtes sed {Louxor, pl. XLVI).

sur le seuil par une divinité qui lui présentait la libation de

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bon accueil ( présence

d’Amon ou de tel autre dieu, assis sur son trône dans tout l'appareil des jours de grande fête. Le dieu embrassait le roi,

1. Le discours au cycle des dieux est analogue à celui qu’on leur adresse au moment de la nativité et de l’intronisation du roi. Voir Abydos, I, pl. 34 a; Louxor, pl. LXXIII, et L. D., III, 26, 34, 37, etc.

A Abydos (I, pl. 34 h) après la cérémonie, il y a un nouveau discours au cycle (voir notre fig. 77).

2. A Louxor (pl. LXXIII-LXXIV) le roi, à pied, est conduit à Amon qui

l’embrasse et le couronne eu présence de Sokhit et de Thot; une variante (pl. LXXV) nous montre le roi porté par les génies du Sud et du Nord sur le siège eu forme de A Abydos (I, pl. XXIX) le roi à pied, est

précédé des génies du Sud et du Nord porteurs de statuettes divines. A Bubastis il reste des fragments de tableaux où le roi est tenu en main par les dieux (pl. XXVI). Pour Soleb, cf. L. l)., III, 86 6.

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f et lui lançait le fluide magique (fig. 76), tout en aiïcrmissant la [ doublecouronnesursatète';enmêmetempslesinsignes

delà fête sed suspendus au signe des années les sceptres

* royaux, les hiéroglyphes de la vie, de la santé, de la force étaient tendus au roi par les divinités (fig. 69, 78) Safkhit et

Fia. 77. — Ilorus Anmoutef annonce au cycle des dieux que le roi a été couronné [Abydos,

I, pl. .34 b).

Thot rédigeaient les procès verbaux officiels de la fête (fig. 78), où ils consignaient le « grand nom » du roi, et les dons d innombrables fêtes et d’années infinies^ que Pharaon recevait

1. En outre des exemples cités, voirL. D.,III, 14,37,56,58, 151, 254; IV, 22 (Ptolémée VII), 45 (Ptolémée XI) pour la royale montée; la libation nini est représentée à Louxor (pl. XIX) et dans L. B., III, 58. — L’embrassement par le dieu existe à Aboudr (A. Z., XXXVII, p. 4), à Louxor (pl. LXXII, LXXIV) et dans la plupart des exemples cités note suivante.

à ce moment*. Parfois, comme au jour du couronnement, une déesse allaitait le roi% ou Amon inscrivait lui-même sur les

feuilles de l’arbre àshed^, et le nom du roi, et les promesses de vie inépuisable et fortunée. Sur ce thème fondamental, les

1. Sur le don de l’insigne sed, et l’enregistrement des faveurs par Thot ou Safkhit, yoxv Louxor, pl. LXXIV, Abydos, pl. 30 c et 29 a; The festival Hall, pl. XVII. Voir aussi les exemples suivants où l’embrassement, le don des sed, l’enregistrement par les dieux sont le plus souvent confondus ; L. D., III, 15, 53, 55, 58, 59, 150 c, 151, 198, 204, 220, 246, 255 ; IV, 9 (Plolémée III); 21, 22 (Ptolémée VII) ; 89 (Septime Sévère). — Notons spécialement la rédaction du genit (cf. p. 102 fig. 18) par Thot, L. D., III, 55, 59, 151.

2. On voit le roi allaité, à la suite d’une fête sed, dans L.D., III, 150 b, 218, et surtout à Abydos (cf. p. 65, fig. 10); mention expresse de l’allaitement est faite sur un des fragments de Bubastis fpl. VIII, 27) et dans les textes descriptifs qui seront cités plus loin.

3. Les plus beaux exemples sont dans L. D., III, 37, 55, 169; IV, 17 (Ptolémée IV). Cf. supra, p. 103, fig. 19.

LES GRANDES FÊTES DU CULTE ROYAL

décorateurs des temples développaient les scènes avec une certaine fantaisie, suivant la mode des différentes époques; mais, sous leur diversité apparente, les tableaux et les formules se ramènent toujours aux faits essentiels résumés ici.

Fig. 79. — Le roi sur le trône portatif sopa au retour de la « royale montée » (Abydos, 1, pl. 31 6).

G. La sortie du sanctuaire était plus solennelle encore que l’entrée. Au cortège du roi se joignait celui du dieu principal et de ses parèdres, portés en barque sur les épaules des prêtres, pour se rendre à la salle du repas commun qu’on allait servir au roi et aux dieux réunis. Le roi et la reine précèdent la barque d’Amon, tantôt à pied, tantôt portés sur un pavois en forme du signe des fêtes ^3:7*. On arrivait ainsi à une des grandes salles du temple où l’on avait disposé des « pavillons pour

manger » (|jpj ^ ^ f ^ ce sont de petits

naos où l’on voit exposée la statue d’un des dieux du temple

1. On voit ce cortège double au temple d’Aménophis III à Soleb {L. D., III, 86 b) et à Bubastis (pl. VI) ; à Abydos le roi est porté sur le trône sopa (I, pl. 31 b) par les génies du Sud et du Nord (fig. 79). Voir aussi le même cortège pour Antonin (L. D., IV, 87, 89).

2. A Soleb, le roi fait «transporter le dieu Khnoumou vers le pavillon à manger » (L. D., III, 86 c); à Bubastis la scène se trouve pl. IV-VI.

OU fies villes voisines; aux pieds de chacun s’amoncellent les olVnindcs, pains, viandes, fruits, liquides’.

Fig. 80. — Améuophis 111 oflre le repas sacré à sa propre persouue et à la déesse Moût

{Louxor, pl. LXX).

Il est difticile de savoir si le roi goûtait au repas ou s’il intronisait dans un naos une statue le représentant, à qui l’on offrait les mets variés. En tout cas on voit dans un naos particulier se dresser l’image du roi en costume osirien' (lig. 81) ; devant elle, comme devant les dieux ^ est servi un copieux repas dont nous connaissons le menu (fig. G‘l,8ü). A ce moment le roi fait connaître aux dieux les fondations de biens meubles et immeubles, les dotations du personnel sacerdotal, qu’il accorde aux dilférents sanctuaires, en reconnaissance des honneurs divins de la fête sed et des souhaits dont on l a comblé,

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