Grébaut, Hymnes à Amon-Ra, p
6. 11 y a certains cas où le groupe des « deux terres » a comme
variante le ciel et la terre. Ainsi sam laoui « la réunion des deux terres » lors du couronnement royal (cf. ch. ni) peut être remplacé par la « réu-
TITKES KELIGIEIIX DU 1>HAKA0X
lie joindre au protocole royal un titre qui n’en fait pas obligatoirement partie le maître des deux terres»,
mais qui s’y joint fort souvent; de là des phrases laudatives telles que celles-ci : « Il s’est levé comme un dominateur des deux terres, pour commander au circuit du disque solaire; le Sud et le Nord sont (pour lui) les deux moitiés d’Horus et
L’intluence théologique qui a fait dévier le sens du titre
semble expliquer aussi le dédoublement des cartouches, des noms solaires, des noms d’Horus. Il a fallu deux noms dans chaque série des titres pharaoniques, parce que Pharaon était l’incarnation du soleil Râ (ou de l'Ilorus) qui divise en deux
parties l’univers. Le titre est d'ailleurs étroitement lié
aux cartouches et aux noms solaires; il précède toujours le « prénom » c’est-à-dire le nom solaire et royal par excellence, et on le retrouve dans cet emploi dès les premiers monuments connus’ jusqu'aux dernières époques de la civilisation égyptienne. Nous verrons plus loin que ces dédoublements s’expliquaient au début par des raisons purement historiques.
A l’expression M s- opposait encore dans le protocole
un second titre aussi ancien que le précédent et expressif de
nion du ciel à la terre » ^ ° ^ i (Ed.Naville, Fes<trri///ai/of
Osorkon, pl. II, n“ 8j II semble y avoirsouvent ambiguïté voulue quand les Égyptiens parlent des «deux terres »; il s’agit des deux parties opposables de l’Univers entier autant que du monde terrestre.