La lecture bail du groupe n’a été établie que récemment
après de laborieuses discussions. La lecture kheb ^ fut longtemps admise, puis Brugsch lut l’abeille Qat {Wcirt. p. 1232) et Lepage-Renouf nit (.ï. Z., 1877, p. 79). Piehl réfuta la lecture de Brugsch
ets’entint à celle de Lepage-Renouf (.1. Z., 1877, p. 39-41). Mais K. Sethe a démontré que la couronne du Nord, ^ en tant que signe royal sym-
bolique se lisait
(1. 351-352) ; il en a conclu que
hàït d’après un texte de la pyramide de Téti l’abeille royale se lisait aussi bàit,
lecture qu’on retrouve dans le mot « miel » en copte, eSm) (A- Z., 1890, t. XXVm, p. 125). W. Max Muller confirma ce dernier rapprochement et cita un texte des momies royales de Deir el-Babari {Miss. arch. fiane.,
I, p.598) où Amon est appelé Jj ^ ^ ^
Nord «en opposition à souton «roi du Sud» (A. Z.,XXX, p. 56). La démonstration fut achevée par G. Moller qui cita un duplicatum du texte de Teti
où bdit J| ^ ^ ^ remplacé par ^ J (É Z., XXXV,
p. 166-167); Piehl confirma ces lectures d’après un texte d’Edfou (A. Z.,
XXXVI, p. 85).
3. Le décret de Rosette donne : paaiXEÙ; tùv te a/oj -/.ai twv -/âTO) -/opwv (1. 3; cf. texte hiérogl. Recueil, VL p. 5).
Nord, turmos d’une significalion plus larj>e que les précédents. Le lilre ainsi Iraduil est plus divin que royal et s’applique autant qu’aux, rois, aux dieux solaires tels que Amon- Râ, Sliou, Usiris, Isis, Ilor*^ parce que le soleil dans sa course « tranche le ciel des deux plumes » de sa couronne
: P W |)* « ouvre la séparation du Sud et du Nord » J et traverse « le ciel du Sud et le ciel du Nord » (^=3 Des textes mettent en effet le titre
« roi du Sud et du Nord » on relation avec ces idées
solaires : on dit au dieu Hà, en lui parlant de Pharaon : « Tu l’établis dans ia dignité de roi du Sud et du Nord en tant que
chef du circuit du disque solaire «
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RAAAA. Il WAA. )*. ailleurs on
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dit à Pharaon lui-même :« De même que Rà est prospère en naviguant dans le ciel, tu resplendis comme roi du Sud et du
Nord »
Î* * ' * Le Sud et le Nord peuvent désigner d’une façon
générale les deux moitiés de l’univers divisées, pour nous, par l’équateur ou dans un sons plus restreint les « deux terres », le Sud et le Nord de la terre ^ De là une habitude
1. Exemples cités par Grébaul, Hymnes à Amon-Ra: Amon-Kâ, p. 181; Shou. p. 179; Osiris, p. 177 ; Isis (.IManges, p. 248). Cf. Recueil, I, p. 72.
2. Épithète d’Osiris {Louvre, A, 66; Pierret, Inscript., I, p. 3).