‹ Du caractère religieux de la royauté PharaoniqueChapitre 203 sur 211 · ADDITIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS

P. 89, n. 1 et chap. VIII, p. 235. .1 propos du sens du mol sed ou seshed. M. Spiegclberg {Orientalische Litteratur Zeitung, IV, 9) traduit par « fête de la queue » le nom de la fête sed; il estime qu’à l’origine, dans cette fête, le roi ceignait solennellement ses reins de la queue d’un animal. — Pharaon porte en effet une queue de chacal (ou de lion) dont on garde quelques spécimens dans les musées. Il semble, comme je l’ai dit p. 283, que « l’insigne remplace la peau entière de l’animal, dont on pensait revêtir la force ou les vertus en s’en couvrant ».

Keste à savoir si les rites de la fête sed. comportaient spécialement la prise solennelle delà queue. Jusqu’ici aucune représentation ne montre, dans une fête sed, cet épisode particulier. Bien plus, le costume osirien caractéristique, que le roi revêt au point culminant de cette fête, ne comporte pas la queue d'animal (voir nos üg. 69, 70, 71, 73, 74, 78, 79, 81, 82, 84, 87, 90 Osiris). — Je m’en tiens donc à l’étymologie proposée ici p. 89, n. 1, où sed est interprété comme la queue de l’üraeus devenant bandeau royal.

P. 106, n. 3. Le tiré des flèches. La signification exacte de ce rite est donnée par des textes accompagnés de figures qu’on trouve gravés dans un petit temple élevé par ïahraka (XXV' dyn.) près du sanctuaire de Médinet Habuu, et qui ont été étudiés par E. de Bougé [Éludes sur des monuments du régne de Tahraka ap. Mélanges d'archéologie, I, p. 15-16). — Un des tableaux du temple nous montre le Pharaon lançant « quatre boulets [henen) vers le Sud, le Nord, l’Ouest, l’Est par devant le dieu » Osiris représenté dans son coffre funéraire. — Un autre tableau, qui forme pendant, nous représente la mère de Tahraka, la princesse Akela « tirant de l’arc vers quatre pays qui lui servent de but et <[ui sont atteints .Mokkt.

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