La traduction exacte du mot [l cS? ou I déterminé
90 DU CARACTÈRE RELIGIEUX DE LA ROYAUTÉ PîlARAONIQUE
Aussi cette partie de l'insigne royal avait-elle isolément une importance exceptionnelle. On disait, en Égypte comme dans beaucoup d’autres pays, le « bandeau » pour la couronne, et la fête du couronnement et des répétitions du couronnement s’appelait la « fête du bandeau », « fête sed ou seshed » ; le même nom était appliqué, nous le voyons à Deir el Bahari, à la salle de la « grande chambre » où l'on couronnait le roi.
par la queue ou par la bandelette a longtemps été cherchée.
Chabas y voyait un pectoral (Pap. d’Orbiney, XVII, 4, passage où seshed
a les déterminatifs
CTID
dont le second désigne le pavillon où se fai-
sait la cérémonie du couronnement, v. ch. VIII) ; Le Page Renouf, un collier (cité par de Horrak, P. S. B. A., t. XII, p. 49), Le mot seshed de la stèle de Kouban où l’on dit de Ramsès II « qu’il s’est levé avec le
bandeau et les deux plumes «
oprip
(1. 8) était traduit « diadème » par Chabas et de Horrack. M. Maspero a traduit dernièrement « fête sed » par « fête de la ceinture », parce que c’était alors qu’on « ceignait le diadème au roi » (Journal des Savants, 1899, p. 412). — Le sens véritable me semble avoir été donné par Piehl
(P. S. B. A., XIII, p. 564) qui traduit p. c=>-^ (j
a le bandeau, le bandeau royal qui occupe le front de Râ » (Pepi I", 1. 89-90, interprétation que Piebl a soutenue à nouveau au Sphinx, (V, p. 30-31). Je puis citer des textes qui impliquent formellement la traduction « bandeau ». Dans un fragment d’inscription, provenant d’Abj'dos (B. 1. H., pl. 29, I. 1, et Recueil de travaux, XI, P- 90-91). Ramsès II, dit: « J’ai purifié la tête d’Horus quand il a pris son bandeau qui maintient ses deux plumes », ou « avec lequel il maintient ses deux
plumes » ^ ^
PP
un texte
donné par Brugseb (Thésaurus, p. 755, n“ 17 a) dit .\mon-Râ qu'il « est illustre par son diadème à deux plumes stable sur sa tète, scellé par le
bandeau» %=J^
; le dieu porte le mortier
à deux plumes et les deux brides du bandeau sortent derrière et flottent sur son dos. On s’explique maintenant que la stèle de Kouban, associe
seshed aux deux plumes p ^ ^ ||]'
Le déterminatif de la queue X s’explique parce que le bandeau,
LE COURONNEMENT DD PHARAON PAR LES DIEUX
Dans la salle de la fête sed deux pavillons étaient dressés, symbolisant l’iin le siège des pays du Sud, l’autre le siège des pays du Nord. Deux prêtres porteurs des masques d’Horus et Sit, les dieux du Sud et du Nord, introduisaient le roi dans le pavillon du Sud, et, debout à ses côtés, le coiffaient de la mitre blanche symbole de la royauté méridionale : ils disaient tous deux à ta fois : « J’établis pour toi ta dignité de roi du Sud 1 ^ ) qui se lève sur le
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comme d’ailleurs les couronnes elles-mêmes, était identifié à l’uræus qui ceint le front de Râ (d’où le texte de Pépi !«■•, 1. 89-90 cité plus haut). Le texte de Kouban nous donne l’uræus soleil comme déterminatif de .s/icd Çy (1. 8). Le décret de Canope explique tout au long cette allégorie, à propos de la couronne de Bérénice : c’est une couronne en forme d’aspic (ï) àfjTctooeiS^c patrO.Eta, 1- 62), Composée de deux épis et d’une uræus