Maspero, ibid., p. 366 sqq
3. Maspero, ibid., p. 370. C’est ainsi que les domaines afTeclés à l’entre-
tien des tombes royales ou humaines prennent souvent le nom de Q sous l’Ancien Empire. Dans ce sens-là, le mot
CTJ
nouit « domaine
rural, villa, ville » est aussi très souvent employé, tant pour le compte des dieux que pour le compte des hommes (Maspero, ibid., p. 369-370).
4. Ce sens vague apparaît, par ex., dans le rcscrit de Pépi II à Hirkouf (VP dynastie) où le roi indique que le convoi d’Hirkouf touchera des vivres « dans toutes les demeures [hdit) de l’intendance royale et dans
B Ci avwv. I ^ a
Études de myth., 11, p. 432). Ici le mot hii'it désigne indifféremment les magasins royaux de subsistance et la demeure du dieu.
5. Nombreux exemples dans Maspero, Études de myth., IV, p. 367-
LE ROr CONSTRUCTEUR DES TEJJPLES
ni de l’ormcs, la tombe est appelée une « syringe ® ^
cr^ I
ùsi, asit\ une place » jj àsit, ou avec l’épithète déjà
donnée au temple, jj ^ àb « la place du cœur w.
Comme dans les temples, il était besoin d’un escalier pour monter jusqu’à la statuedu mort, debout dans la fausse porte
de la chambre terminale du tombeau : cet escalier ^
red^ est une particularité notable qui peut fournir, au besoin, un nom au tombeau. Toutes ces formules sont parfois groupées dans les phrases des stèles funéraires : tel défunt parle de « sa place [às) dans l’Amenti, de sa syringe [àsit) à l’intérieur de sa demeure* » [hâït) \ tel autre se vante d’avoir élevé une haute « syringe » [àsit] un large escalier [red) dans sa bonne « maison»* [po)- On ne désignerait pas autrement les parties d’un temple.
1. La syringe peut être aussi bien un mastaba (Mariette, Les mastabas, p. 201-205) qu’un hypogée comme à Siout (Griffith, Siut, pl. XV, 1. 20; XIV, 1. 67) ou à Assouan (üe Morgan, Catalogue, I, p. 152, 164).
2. Le mot fl est extrêmement fréquent pour désigner la tombe ;
Al Cl
le groupe jj ^ est commun aussi : par e.\. De Morgan, Catalogue, I,
p. 174, p. 197, où des prêtres du culte funéraire sont préposés à « la place du cœur de leur maître », le propriétaire de la tombe.
3. Par ex. Siut, pl. XIV, 1. 67; pl. XV, 1. 20. Un bon exemple de l’escalier devant la statue du mort se trouve dans la tombe de Mera, de l’Ancien Empire (cf. Maspero, Histoire, I, p. 253).